‹ Histoire du Sacrement De Bapteme (volume 2)Chapitre 200 sur 283 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Des conditions requises de la part du Ministre pour la validité et la licité du baptême

ARTICLE I

be la juridiction que doit avoir le Ministre du baptême

Nous avons vu que dans les premiers âges de l’Église, le simple prêtre ne pouvait point baptiser solennellement sans une délégation de l'évêque. Au vin: siècle encore, le synode de Vernon-sur-Seine défend aux prêtres qui sont dans une paroisse de baptiser sans un mandat spécial de l’évêque.

Quand les paroisses furent complètement organisées et qu'il devint impossible au premier pasteur du diocèse d’administrer par lui-même tous les baptêmes, ce droit fut concédé à chaque curé pour sa paroisse ; mais, dans les pays où il y avait encore des infidèles, tout prêtre pouvait et même devait baptiser hors de sa circonscription ecclésiastique. Aussi le Pémitentiel de saint Egbert, archevêque d’'York, ,frappe-t-il d’interdit un prêtre qui, voyageant hors de son diocèse, aurait refusé le baptême à un enfant de païen et l’aurait laissé mourir sans sacrement.

A Rome, les curés n’ont pas la faculté de déléguer l'administration du baptême. Il n’y a d'exception que pour les collégiales, dont les chanoines peuvent conférer ce sacrement avec simple autorisation n du curé, sans avoir besoin de recourir au Cardinal-Vicaire.

Sous le premier Empire, le Grand-Aumônier de France avait dans ses attributions le baptême des princes de la Famille impériale et celui des enfants dont l'Empereur était le parrain,

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