‹ Histoire du Sacrement De Bapteme (volume 2)Chapitre 206 sur 283 · TE · texte numérisé non relu

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dignité canoniale (1). » Aujourd'hui, ceux qui ont le privilège du rochet et de la mozette sont obligés de se revêtir du surplis pour remplir les fonctions baptismales (2).

Pendant les cérémonies qui précèdent le baptème, le prêtre porte l'étole violette, dont la couleur symbolique de tristesse et de deuil rappelle l’état malheureux où le péché a réduit l’homme coupable ; mais, après les exorcismes, Île ministre revêt l’étole blanche dont la joyeuse couleur symbolise l'innocence que va conférer le baptème. Dans beaucoup de diocèses, on se sert depuis longtemps d’une étole violette d’un côté, blanche de l’autre, qu'il est facile de retourner au moment voulu.

Le Rituel romain prescrit l'emploi de deux étoles distinctes, là où cela peut se faire commodément.

Les anciens commentateurs interprétaient ce texte dans le sens le plus strict et ne toléraient l’étole bicolore que pour les églises pauvres. | La sacrée Congrégation des rites s’est relàchée de sa sévérité antérieure en décidant, le 26 mars 1859, d’une manière générale, qu'on peut, pour l'administration du baptème, se servir de l'étole de deux cou- | leurs. |

Contrairement aux prescriptions du Rituel romain, prescrivant le changement d’étole seulement après l’onction de l'huile des Catéchu- © mènes, on voit, dans plusieurs diocèses de France, le prêtre prendre l’étole blanche après avoir introduit l'enfant dans l'église.

Le prêtre se couvre de la barrette quand il s'adresse soitaux parrains pour les interrogations, soit au démon pour les exorcismes ; Îl se découvre pour prononcer la formule baptismale, et quand il s'adresse à Dieu dans les oraisons.

Pour les ondoiements à domicile, la plupart des Rituels recommandent que le prêtre soit revêtu du surplis, de l’étole et de la barrette.

Dans le rite grec, le prêtre, alors même qu’il baptise à la maison du nouveau-né, revêt l’épitrachilion et le phénolion, Il se sert d’une étole violette pour la catéchèse, d’une étole blanche pour l’administra: tion du sacrement, et reste alors la tête découverte, tandis qu'auparavant il était coiffé du Kalymmaphi. D'après la rubrique, il devrait mettre les manchettes ou manipule; mais cet usage tomba en désuétude, parce que l’officiant, en agitant l'eau mélangée d'huile, était exposé à souiller cet ornement.

(1) Le Baptéme au Moyen âge, ap. Revue de l'Art chrétien, t, XVII, p. 16.

(2) Gardellini, n. 5165.

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