‹ Histoire du Sacrement De Bapteme (volume 2)Chapitre 224 sur 283 · LIMRENVIL.=-=" DES SUJETS DU BAPTÈME 4OI · texte numérisé non relu

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même de la conception. Cette opinion, suivie par saint Grégoire de Nysse et saint Césaire, fut remise en honneur par Jérôme Florentini, clerc régulier de la Mère de Dieu. En 1658, dans un ouvrage intitulé de hominibus dubris, il démontra l'obligation de baptiser les avortons, quelque court que soit l’espace de temps écoulé depuis le moment de la conception. Son ouvrage fit grand jbruit et fut approuvé par les Facultés de théologie de Paris, de Vienne, de Prague, par les universités de Reims et de Salamanque, par un certain nombre d’évêques et de théologiens éminents. Il eut en même temps de chauds adversaires qui déférèrent son livre à l'index. La Sacrée Congrégation se borna à exiger quelques éclaircissements de l’auteur pour une seconde édition, qui parut en 1672, et déclara que sa doctrine était probable. Aujourd’hui, la science (1) et la théologie (2) en affirment la presque certitude.

Des fœtus renfermés dans le sein de leur mère

Quand le Rituel romain pose en principe qu’un enfant complètement renfermé dans le sein de sa mère ne peut pas être baptisé, il se fait Pécho de tous les théologiens antérieurs au xvur siècle, qui n'avaient point prévu la possibilité du baptême intra-utérin à l’aide d’un instrument, par exemple avec celui dont Chamberlen a doté l’art obstétrical. Les anciens théologiens, d’ailleurs, interprétaient dans un sens étroit, ces paroles de l’Écriture : Sz quelqu'un ne renaît de l'eau et du Saint-Esprit, il ne peut entrer dans le royaume des cieux. Il est vrai que pour renaître, il faut être déjà né, mais on ne naît pas seulement ex uiero, par l'entrée dans le monde, on naît antérieurement, in utero, par la conception, et puisque c’est à ce moment qu'est contractée la tache originelle, on peut appliquer les paroles de l'Écriture à cette première naissance. à

Gabriel Biel, morten 1495, paraît êtrele premier qui ait admis que l’enfant pouvait être baptisé dans le sein de sa mère; mais si sa doc-

(1) Cazeaux, Rapport lu à l'Acad. de médecine, le 10 févr. 1852.

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