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trine fut plus où moins approuvée par quelques théologiens (1), elle fut rejetée par le plus grand nombre, comme contraire à l’Ecriture, et comme une profanation de l’eau baptismale (2). Le sentiment contraire prévaut aujourd’hui et se traduit par la pratique générale des hôpitaux. |
L'opération césarienne consiste à extraire l’enfant du sein de sa mère, par une incision pratiquée aux parois de l’abdomen et de l'utérus. Depuis les Romains jusqu’à nos jours, on à toujours tenté cette Opération sur les femmes mortes enceintes. Cest en 1581 que Roussel proposa, le premier, de l’exécuter sur des femmes vivantes, dans les cas où l'impossibilité d'un accouchement naturel devait entrainer la mort de la mère et de l’enfant.
L'opération sur une mère morte à été considérée comme inutile par plusieurs théologiens qui supposaient que l'enfant ne pouvait pas lui survivre un seul instant (3). D'autres n’ont admis qu’une survivance d’une heure ou deux (4), et c’est l’avis de quelques éminents chirurgiens modernes (5). Mais leur sentiment à été réfuté par le P. Debreyne (6), qui admet, avec Cangiamila, que des enfants ont été extraits vivants du sein de leur mère, quinze heures, vingt-quatre heures et même quarantehuit heures après la mort de celle-ci. Aussi un grand nombre de conciles, de synodes et d'ordonnances épiscopales (7) ont-ils recommandé l’opération césarienne, dans l'intérêt de la vie et du baptême de l’enfant; c'est à ce moyen chirurgical que durent leur existence, saint Lambert, saint Raymond Nonnat, saint Raynaud, Grégoire XIV et bien d'autres. La législation française ne s’est occupée du sort de ces enfants que pour édicter une mesure restrictive. Un arrêt de la Cour de cassation, rendu en 1834, s'exprime ainsi: « L'opération césarienne faite, même une seule fois, par un individu qui n'est pas chirurgien, constitue un délit prévu par l’article 35 de la loi du 10 ventôse an IT. »
(1) Benoît XIV, Elbel, Grégoire de Valence, Holzmañ, CI. Lacroix, Maldonat, Pietti, Sgobar, Suarez, Victoria, etc.
(2) Noël Alexandre, Berti, l'Herminier, Gibert, le card. Gotti, Juénin, Ochagavia, Orelli, Th. Raynaud, etc.
(3) Sanchez, Rodericus a Castro, Varendé.
(4) Possevin, Th. Raynaud.
(5) Velpeau, Traité des Accouchements, t. II, p. 4513 Moreau, Zraité de la Pratique des accouchéments, t. Il, p. 250.
(6) Théol. mor., 2° edit., p. 277.
(7) Conciles de Cologne (1280), de Langres (1404); de Paris (1557); Synodes de Sens (1514), de Cologne (1528), de Cambrai (1550); Rituel romain; Ordonnances d'Eudes de Sully, des évêques de Palerme, Catane, Agrigente, Crémone, etc,