‹ Histoire du Sacrement De Bapteme (volume 2)Chapitre 249 sur 283 · LIVRE IX. — DE LA PRÉPARATION AU BAPTÈME · texte numérisé non relu

LIVRE IX. — DE LA PRÉPARATION AU BAPTÈME

mière comprenait les Auditeurs et les Priants, la seconde les Compétents et les Élus. .

Les Écoutants restaient debout pour entendre la lecture des saintes Écritures et les homélies de l’ évêque. C'était probablement pour montrer la force dont ïls devaient être animés dans la pratique de la foi, car c’est dans un but analogue qu’on se tient aujourd’hui dans cette posture pendant la lecture de l'Évangile (1). Élie, archevêque de Crète, blâämant une innovation contraire à cet usage, indique un autre motif :

« C’est une erreur, dit-il, de faire mettre à genoux ceux qu’on initie, puisque c'est leur faire re une posture qui ne convient qu’à ceux qui vont s'engager dans le Sacerdoce et donner lieu de confondre, par le prosternement et la génuflexion, figures du Sacerdoce, les préparations du Catéchuménat avec l’ordination sacrée. » Saint Grégoire de Nazianze nous confirme dans cette appréciation, en nous racontant un incident de la vie de son père (2). Ceux qui catéchisaient Grégoire, père du saint évêque de Néocésarée, le firent mettre à genoux par distraction : on remarqua que c’est la posture que prennent les évêques qu’on va sacrer, et les témoins en augurèrent que celui qu'on venait de traiter en évêque, dans la NA er obtiendrait un jour ce rang dans la hiérarchie de l'Église.

Les He, de même que les Juifs et les infidèles, pouvaient assister aux re de l’évêque, qui gardait dans ces instructions une grande circonspection à l'égard des mystères, et aussi à la esse des Catéchumènes : on désigna d’abord ainsi le renvoi des Catéchumènes au moment de l’offertoire, de même que ces mots, messe des fidèles, signifiaient le renvoi des fidèles à la fin de la cérémonie complète. Plus tard ces expressions furent appliquées à la Liturgie elle-même ; en sorte que, par esse des Catéchumènes, on entendait les cérémonies préparatoires, à la fin desquelles on renvoyait tous ceux qui n’appartenaient pas à l'assemblée des fidèles.

La messe des Catéchumènes n'avait point partout la même durée. En général, dans les trois premiers siècles, elle ne se composait que du chant de quelques psaumes et de diverses oraisons. On y ajouta bientôt des Leçons de l’Écriture sainte, avec une explication orale de l'évêque, ou du prêtre qui le remplaçait. Dans les Gaules, les Catéchumènes n’assistèrent à la lecture de l'Évangile qu'après le concile

(1) Maldonat, De Bapt., c. 1, p. 78.

(2) Orat. XIX.

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