‹ Histoire du Sacrement De Bapteme (volume 2)Chapitre 257 sur 283 · LIVRE IX; #= DE LA PRÉPARATION AU BAPTÈME · texte numérisé non relu

LIVRE IX; #= DE LA PRÉPARATION AU BAPTÈME

Toute la messe a rapport au baptême. L'Zntroït commence par ces mots : Efundam super vos aguam mundam ; il est tiré de l’ Épitre qui donne un précis des effets du‘baptême. L'Évangile de l aveugle-né que Notre-Seigneur envoie se laver dans la piscine, rappelle l’aveuglement spirituel de l’âme qui sera guérie dans la piscine baptismale,

La première Épiître, tirée d'Ézéchiel (cap. xxxvi), promet au peuple de Dieu la fin de sa captivité et l’effusion de l’eau qui doit le purifier de toutes ses souillures ; la seconde, extraite des prophéties d’Isaie, nous ordonne de nous purifier de nos iniquités et de laver toutes nos taches.

Avant l'office de la messe, un acolyte introduisait les Compétents dans l'Église, plaçait les hommes à droite, les femmes à gauche. Le prêtre leur marquait le front du signe de à croix, leur imposait les

mains sur la tête, leur mettait dans la bouche du sel exorcisé et leur - donnait ensuite sa bénédiction. Aussitôt qu’ils s'étaient retirés dans

Patrium ou dans une pièce voisine, le prêtre disait l’Znfroït de la messe; Pacolyte les rappelait pour la collecte, pendant laquelle ils fléchissaient le genou : ils recevaient alors sur le front le signe de croix que leur faisaient successivement le parrain et l’acolyte, Chaque Compétent subis: sait ensuite trois exorcismes, faits par trois acolytes qui commençaient par les hommes et finissaient par les femmes, Pendant les Leçons de l’'Écriture, appropriées à la circonstance, les prêtres allaient ouvrir les oreilles aux Catéchumènes, pour les guérir de la surdité du cœur et les disposer à entendre la parole de Dieu. Après une instruction sur la divinité des Évangiles et sur leurs auteurs, un diacre lisait au jubé le commencement de l’ Évangile selon saint Mathieu ; un prêtre en faisait le commentaire. On en agissait de même pour les Évangiles de saint Marc, de saint Luc et de saint Jean.

A Rome, c'était le mercredi de la quatrième semaine, après l’Evans

: gile, qu'avait lieu la Tradition du Symbole ; dans le nord de l Italie

et en France, c'était le dimanche ‘des Rameaux ; en Espagne, le jeudi saint ; en Afrique, le samedi avant le quatrième dimanche de Carême. Après une instruction préliminaire sur les vérités contenues dans le Symbole des Apôtres, un acolyte allait chercher un des Compétents qui parlaient la langue grecque, et lui faisait lire le Credo dans cet idiome. Une jeune fille agissait de même au nom de ses compagnes. La lecture en latin du Symbole était faite ensuite par un représentant de chaque sexe; l’évêque ou le prêtre ajoutait quelques commentaires sur les principaux mystères dont on venait d'affirmer la vérité. Après une

explication analogue de lOraison dominicale, on faisait sortir les Catéchumènes de l'église ; où l’offertoire était fait au nom des parrains. Tantôt c'étaient ces derniers ou les Catéchistes qui se chargeaient d'apprendre par cœur aux Compétents le Credo et le Pater, tantôt on le leur donnait par écrit avec recommandation expresse de ne point les communiquer aux profanes. La Reddition du Symbole, c'est-à-dire la remise de l'écrit, quand il y en avait, et la récitation par cœur du Credo et du Pater avaient lieu aux scrutins suivants, ordinairement le dimanche des Rameaux, parfois le jeudi ou même le samedi saint.

A Rome, à partir du v° siècle, en France dès le vi, le Symbole des Apôtres fut remplacé par celui de Constantinople ; le Symbole de Nicée avait la préférence dans la plupart des Églises | orientales. |

Le samedi saint, on renouvelait encore les scrutins pour fortifier les | Élus dans leur foi. L'office de ce jour est presque tout entier consacré | au baptême, principalement les Leçons, les cantiques, les traits et les | collectes. La première Leçon nous montre l’homme fait à l'image de | Dieu, mais bientôt souillé par le péché et ayant besoin d’être régénéré par le baptême; la seconde nous offre les figures symboliques déice sacrement, l'Arche de Noé et le Déluge; la troisième, en narrant le sacrifice d'Abraham, rappelle à l'Élu qu'il doit être prêt à sacrifier ce qu'il a de plus cher. Nous voyons dans la quatrième, racontant le passage de la mer Rouge, une figure de l'efficacité du baptême; dans la cinquième, la récompense éternelle de ceux qui auront mené une vie chrétienne, après s'être plongés dans les eaux salutaires. La sixième nous montre le type du Catéchumène naissant à une nouvelle vie; la septième, la résurrection générale qu’il doit espérer ; la huitième, la miséricorde de Dieu, qui accroît la justice de ceux qui sont purifiés par le baptême ; la neuvième, la passion de Jésus-Christ qui sauve son peuple en versant son sang et en le nourrissant de sa chair adorable. La dixième Lecon, relative à Jonas, fait allusion au Catéchumène enseveli dans les eaux régénératrices et en sortant véritablement vivant ; la onzième expose les récompenses que Dieu promet aux baptisés fidèles à leurs engagements solennels, et les vengeances qu'il infligera aux transgresseurs de sa loi. Enfin, la douzième fortifie la constance des Catéchumènes, et les excite à supporter tous les tourments plutôt que de trahir leur foi.

Alors que les Catéchumènes s’apprêtaient à briser les liens de la captivité diabolique, les empereurs et les rois, s'inspirant de l’esprit de

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