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mant que ce baptême est bien antérieur à Jésus-Christ. On voit quelle est la faiblesse de ces arguments puisés à des sources récentes, en face du silence de la Bible et des écrivains qui, comme Philon et saint Justin, ont parlé avec détails des cérémonies juives. Aussi partageonsnous l'avis de M. Schnekenburger qui nous paraît avoir bien démontré (1) que l’ancienne lustration des prosélytes ne différait guère des autres purifications lévitiques, ce qui explique le silence de l'Écriture à cet égard. Selon lui, c'est seulement après l'établissement du Christianisme, au n° ou m° siècle, que ceux qui voulaient faire partie de la Synagogue se soumirent à un véritable baptème destiné à remplacer le sacrifice dans le temple de Jérusalem. Les principaux rites ont dû en être empruntés aux Esséniens qui paraissent avoir eu, sur la régénération par l'eau, les idées qui, comme nous allons le voir, ont régné dans la philosophie aussi bien que dans les croyances populaires de l'antiquité païenne.
ARTICLE II
Rites purificatoires du Polythéisme =
Devant parler plus tard des rites particuliers des principaux peuples, nous ne dirons ici que quelques mots des lustrations qui sont communes à toutes les religions de l’antiquité.
Il y a eu chez les anciens des ablutions qui étaient imposées par des motifs de propreté, mais beaucoup d'autres avaient un caractère essentiellement religieux et se pratiquaient pendant les initiations, à l'entrée
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des temples, avant d'interroger les oracles, après les funérailles, après HE
un homicide commis, etc. L'emploi de l’eau paraissait si nécessaire aux
Ré nne du culte paien, que les temples étaient ordinairement bâtis près d’une fontaine.
: Les aspersions se faisaient avec une branche de laurier, d’olivier
e vervein ?
ne, de romarin, avec un bouquet d’hysope, ou bien avec un
(1) Über das Alter der jüdischen Proselyten-Taufe.