‹ Histoire du Sacrement De Bapteme (volume 2)Chapitre 38 sur 283 · AFRIQUE · texte numérisé non relu

AFRIQUE

Écvypre.— Les prêtres d’Isis se baignaient dans l’eau froide trois fois le jour et deux fois la nuit. Pour initier aux mystères de la Déesse, ils versaient sur la tête du récipiendaire de l’eau de mer ou du Nil, mélangée, dans une cuve, de sel, d'orge et de laurier. L'initié, nu jusqu’à la ceinture, était guidé par une sorte de parrain dans les ténèbres du temple (1).

Les prêtres égyptiens ne faisaient point leurs lustrations avec toute espèce d’eau, mais seulement avec celle où avaient bu les ibis, qui ne se désaltèrent jamais Lee à des sources limpides. L'eau du Nil,

quoique souvent fangeuse, n’en était pas moins sacrée, et l’on aimait à …

s’y plonger, sans qu’il fût besoin de se dévêtir (2). Les lustrations religieuses étaient très fréquentes; on n’a, pour s’en ren rendre compte, qu’à parcourir, au musée du Louvre, les salles égyptiennes, où tant de monuments nous montrent des personnages tenant un bénitier d’eau lustrale et une espèce d’aspersoir.

Guinée. — Le nouveau-né est placé sur une feuille de palmier ; les parents et les amis conviés boivent au-dessus de son corps, de façon à ce que quelques gouttes du liquide tombent sur son visage.

CÔTE D'or. — A la naissance d'un enfant, on appelle le Kanfor ou prêtre pour l’exorciser contre tout genre d'accidents et pour lui imposer un nom.

RoyauME DE Foura. — Le père donnait un nom à son enfant, le septième jour de sa naissance, et le prêtre, après avoir lavé convena-

(1) Hérod,, I. II, c. xxxv et xxxvir; Juven., Sat. VI. (2) Œlian., 1. VII, de Animal, c, xLv; Porphyr., 1, Il, c. Liv.

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