‹ Histoire du Sacrement De Bapteme (volume 2)Chapitre 42 sur 283 · GE · texte numérisé non relu

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suite. Nous voulons seulement dire quelques mots des Tauroboles, de la rebaptisation des anciens Lapons, des flagellants du Caucase, des Mormons, des Théophilanthropes, des Templiers, des Francs-Maçons, des Carbonari et des baptêmes radicaux.

TaurogoLies. — Les Taurobolies ne remontent pas au delà du u° siècle et furent abolies à la fin du 1v°. « Elles paraissent, dit Mer Martigny (1), avoir été certainement inspirées par l'immersion baptismale des chrétiens, peut-être aussi par l’expiation et la rédemption qu’opérait le sang de l'agneau dans l’ancienne Loi. » Nous devons dire qu’un certain nombre des antiquaires qui se sont occupés des monuments tauroboliques ne reconnaissent pas cette filiation chrétienne (2). Firmicus Maternus, qui vécut sous le règne de Constance et de Constantin, devait pourtant bien connaître l’origine et l'esprit de ces rites qu’il considère comme un emprunt fait au baptême des chrétienset même comme une dérision de ce sacrement(3). Flavien, préfet du prétoire, se fit tauroboliser à Rome en 394, espérant ainsi « vivre pur pendant vingt ans, » comme le dit un poème anonyme du 1v° siècle, découvert par M. Léopold Delisle. D'après les croyances des païens, la taurobolie purifiait parfois pour toute la vie (4). Prudence nous dit (5) que celui qui voulait se soumettre à cette expiation, se couchait dans une fosse que recouvrait une planche percée de trous nombreux. C’est sur cet autel improvisé qu’on immolait un taureau dont le sang découlait sur le taurobolisé ; il s'en oignait le front, les joues, les oreilles, les lèvres, les narines, et quand, avec l’aide des flamines, il sortait de sa fosse, tous les assistants se prosternaient devant lui.

REBAPTISATION DES ANCIENS Lapons. — Les Lapons, alors qu'ils étaient encore moitié chrétiens, moitié idolâtres, recouraient à diverses espèces de baptême, singulier mélange d'anciennes superstitions polythéistes et d'imitations du sacrement chrétien. Le saménabma était une ablution faite avec une décoction d’écorce d’aune qu'on répandait sur le corps de l'enfant pour effacer et remplacer le

(1) Bullet, d'Arch. chrét., t, VI, p. 55.

(2) Montfaucon, Ant. expl,t. II, p.274; Gori, Mus. Etrusc., t, Il, p. 349: Vandale, Diss. de Taurob.; Fr. Klantz, Diss. de Taurob. -(3) De Error. profan. relig., c. xxvirr.

(4) (Taurobolio criobolioque in æternum renatus, » dit une célèbre inscription. Orelli nscrn latte Lin. 2352; À

(5) Hymn. X,

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