HAE
(1) Statimque eo in loco lux ingens affulsit. (Hær. XXX, n. 13.)
(2) ui te progenuit verbum castis pater undis Mitto pater, referat propere quæ verbo, volucrem Aspergens baptisma tuum, per quem ignem apparuisti. (Cité par ANsaLp1, De Bapt. in Spiritu, P: 112.)
(3) On lit dans un texte grec de S. Matthieu, copie de la main de S. Eusèbe, évêque de TI 7
l'original conservé de son temps dans la collection d’'Ignace Orti, à Messine (1) : cette croix, fabriquée sans doute, comme beaucoup d'autres, par les moines du Mont-Athos, porte cette inscription : TIPOSEPXETAI AYTOZ TQ IQANNH (accessit ipse (Jesus) ad Johannem).
On rencontre des détails assez nombreux, vrais ou imaginaires, du baptème de Notre-Seigneur dans les visions d’un certain nombre de saintes. La Bienheureuse Véronique de Binasco dit que saint Jean versa sur la tête du Sauveur une eau qui découla sur tous ses membres ; qu'après les paroles de Dieu le Père, le Saint-Esprit, qui avait pris la forme d’une colombe, parla à Jésus-Christ dont les vêtements étaient tenus par quatre anges, et qu'enfin saint Jean fut baptisé à son tour par Jésus (2).
C'est Catherine Emmerich qui a donné, dans ses visions, les détails les plus circonstanciés. Selon elle, le baptême du Christ aurait eu lieu entre On et Bétharaba, dans une île sortie des flots du Jourdain où saint Jean avait creusé un bassin octogone. Au fond du bassin se trouvaient les quatre pierres carrées sur lesquelles avait reposé l’arche d'alliance, et tout autour les douze pierres triangulaires sur lesquelles Josué avait inscrit les noms des douze tribus. Laissons la parole à la célèbre voyante de Westphalie, sans discuter le plus ou moins de vraisemblance de son récit :
« L'île, dit-elle (3), n’était pas parfaitement unie, mais un peu plus élevée au milieu : elle était en partie sur fond de rocher; il y avait aussi des places où le sol était moins dur. Elle était couverte de gazon. Au milieu s'élevait un arbre dont les branches s’étendaient au loin ; les douze arbres plantés autour de l’île s’unissaient par le sommet aux branches de cet arbre qui était au centre, et, entre ces douze arbres, il y avait une haie formée de plusieurs petits arbustes.
« Les neuf disciples de Jésus qui avaient toujours été avec lui dans les derniers temps descendirent à la fontaine et se tinrent sur le rebord. Jésus Ôta son manteau dans la tente, puis sa ceinture et une robe de laine jaunâtre, ouverte par devant et qui se fermait avec des lacets,
Verceil, et édité à Milan par Ericus : Cum baptizaretur, tamen ingens circumfulsit de aqua ita ut timerent omnes qui aderant. La même phrase est reproduite dans un ancien manuscrit de Saint-Germain-des-Prés, cité par J. Millius. (Proleg. ad nov. Test., p. 750)
(1) De Cult. S. Johan., p. 63. € É 4 .
(2) Boll., 13 jan., Vif. B. Veronicæ, 1. IV, c. vin.
) Den Vie de N.-S. J.-C., d’après les visions de Cath. Emmerich, trad. Cazalès, cl D 207; :