‹ Histoire du Sacrement De BaptemeChapitre 133 sur 445 · LIVRE XIII. — DES NOMS DE BAPTÈME · texte numérisé non relu

LIVRE XIII. — DES NOMS DE BAPTÈME

les périls de la vie, il fallait un céleste protecteur; qu’à ce nouveau chrétien, futur apprenti des œuvres spirituelles, il fallait un patron à imiter ; qu’à cette intelligence encore endormie, il fallait préparer un mémorial perpétuel qui lui rappelât les engagements sacrés des fonts baptismaux.

Ces considérations mystiques du moyen âge, qui devaient introduire dans la Liturgie une obligation plus ou moins stricte, se retrouvent d’ailleurs en germe dans les écrivains des premiers siècles ; les bénédictions qui découlent d’une appellation chrétienne ont été surtout mises en relief par saint Jean Chrysostome, dans le panégyrique de saint Mélèce, évêque d’Antioche : « De même que des gens assis dans les ténèbres, dit-il, empruntent d’une lampe de nombreuses lumières pour éclairer leur maison, ainsi le nom de Mélèce a été comme un flambeau resplendissant sur la ville, dont chacun a emprunté la lumière, en adoptant ce nom pour sa famille, comme un trésor de grand prix dont résultent des bienfaits sans nombre! »

Ainsi donc, pour nous résumer, c’est parce que le baptisé est transformé en une nouvelle créature que nous voyons dans l’antiquité un certain nombre de fidèles adopter pour eux ou pour leurs enfants un nouveau nom, surtout celui d’un saint. Plus tard, cet usage se généralisa et finit par devenir obligatoire, lorsque, les enfants étant régénérés aux premiers jours de leur existence, le nom de naissance devint nécessairement un nom de baptême. C’est ce que nous allons examiner plus en détail dans les deux chapitres suivants.

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