NOMS DE SAINTS
Abbon. Agéric. Almire. Ansgar. Armentaire.
Abda. Aglibert. Alone. Anthès. Armel.
Abdon. Agmer. Alype. Antide. Arni.
Aber. Agolin. Amandy. Anub. Arnoald.
Aberèce. Agonse. Amarin. Aphtone. Aronce.
Abséole. Agrice. Amase. Apodème. Arsace.
Achart. Agry. Ambène. Apronien. Arthème.
Achaze. Aïbert. Ambert. Aquila. Artole.
Acyllin. Aïdan. Amèle. Arban. Asclin.
Adélard. Aiobose. Amèse. Arcade. Astère.
Adelgise. Albaud. Amic. Arcane. Athalène.
Adelin. Alcas. Ampèle. Arconce. Aunaire.
Adelme. Aldas. Ananie. Ardaing. Aurèle.
Adelphe. Aldheim. Andéric. Ardovic. Ausbert.
Adrame. Aldric. Andronic. Aré. Ausone.
Adraud. Alfard. Anéplas. Arèse. Avole.
Adrias. Alfo. Anème. Areste. Avond.
Aèce. Algéric. Aninas. Arétas. Avy.
Afrige. Alpgise. Annobert. Argimir. Auxence. Agamond. Allyre. Ansard. Argyre. Aux ile Agathange. Almer. Ansbald. Aristée. Azadale. etc.
(1) Rituels d'Amiens (1845), d'Angers (1828), de Clermont (1658), de Nevers (1840), de
Paris (1755), de Rouen (1640), etc.
(2) Vocabulaire des noms français et latins de Saints et de Saintes que l’on peut donner au baptême et à la confirmation. Paris, 1700, in-4. (3) Prénoms pouvant être inscrits sur les registres de l’état civil destinés à constater les naissances. Paris, Dupont, 1858, in-r2.
à (4) Les noms de baptême et les prénoms. Paris, Houssiaux, 1858, in-12, — On peu. aussi consulter les excellentes tables des Petits Bollandistes, 7° édition.
LIVRE XIII. — DES NOMS DE BAPTÊME 207 NOMS DE SAINTES Abiata. Albe. Amalberte. Apronie. Aufidie.
Actinée. Alda. Ammia. Aquiline. Augie.
Adalberge. Aleth. Anagine. Argénide. Auria.
Adalseinde. Alfride. Ancilla. Artabé. Austrude. Adausie. Aloive. Animaide. Arminia. Ava. Adavise, Alimène. Anthuse. Aroa. Aveline.
Adelinde. Almède. Antie. Artémie. Avia.
Adléïide. Alodie. Antiga. Asceline. Aya.
Adnette. Alumna. Antonie. Aselle. Aza.
Adumade. Alvère. Anamie. Aubierge.. Azeline. Aga. Amalberge. Anyse. Audrie. EL ARTICLE V
Noms tirés de la Mythologie et de l’Histoire profane
S'il est facile d’excuser les premiers Chrétiens qui conservaient des noms mythologiques et qui donnaient parfois à leurs enfants des vocables empruntés aux personnages historiques ou fabuleux de l’antiquité, il l’est beaucoup moins de justifier les Chrétiens des temps modernes qui semblent mettre leur existence sous la protection d’un dieu de la fable ou d’un grand homme. Aussi plusieurs conciles, le Rituel de Paul V et la plupart des Rituels diocésains condamnent-ils cet abus; les synodes calvinistes professent la même doctrine (1). Sous ce rapport, les théologiens italiens sont ceux qui se montrent le moins sévères. Un synode de Trévise (1610) use même d’une très large condescendance pour les abus de son temps, en permettant de donner aux enfants de la noblesse les noms de leurs antiques aïeux (2).
Des missionnaires ont cru jadis pouvoir faire sur ce point d’amples concessions aux préjugés des infidèles qu'ils amenaient à la foi ; mais Benoît XIV, dans sa Bulle Omnium sollicitudinem, a confirmé le décret du cardinal de Tournon, défendant aux missionnaires des Indes orientales de donner des noms d’idoles aux enfants qu’on baptise.
Plusieurs gouvernements, la Prusse entre autres, ont essayé d’entra-
(1) Syn. Aurelian. (1562), c. 1, art. 2, ap. Aymon, t. I, p. 113. (2) Si quæ tamen familiæ nobiles gentilium suorum prisca nomina parvulis suis imponere voluerint, prohibendæ non erunt, {De Baptismo, n° 75.)
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ver l'invasion des noms païens, que les moralistes, de leur côté, ont poursuivie de leurs critiques. « C’est déjà trop, dit La Bruyère (1), d’avoir avec le peuple une même religion et un même Dieu ; quel moyen encore de s'appeler Pierre, Jean, Jacques, comme le marchand ou le laboureur. Évitons d’avoir rien de commun avec la multitude; affectons au contraire toutes les distinctions qui nous en séparent : qu'elle s’approprie les douze Apôtres, leurs disciples, les premiers martyrs (tels gens, tels patrons) ; qu’elle voie avec plaisir revenir toutes les années ce jour particulier que chacun célèbre comme sa fête; pour nous autres grands, ayons recours aux noms profanes; faisonsnous baptiser sous ceux d'Anmibal, de César ou de Pompée : c'étaient de grands hommes ; sous celui de Zucrèce :c'était une illustre romaine ; sous ceux de Renaud, de Roger, d'Olivier, de Tancrède : c'étaient des paladins, et le roman n’a point de héros plus merveilleux ; sous ceux d'Hector, d'Achille, d'Hercule, tous demi-dieux ; sous ceux même de Phœbus et de Diane; et qui nous empêchera de nous faire nommer Jupiter, Mercure, Vénus où Adonis? »
La vaniteuse manie que vient de persifler La Bruyère se rencontre parfois au moyen âge ; témoin Charles Paléologue qui, en 1204, céda la principauté d’Acarnanie à ses trois fils naturels, Hercule, Turnus et Memnon ; mais c’est surtout à partir de la réaction paienne produite par la Renaissance qu’on voit pulluler, particulièrement dans l’aristocratie et dans le monde littéraire, les noms empruntés à la mythologie, ainsi qu’aux antiques annales de la Grèce et de l'Italie. C'était naturellement dans cette dernière contrée que devait sévir d’abord et davantage cette épidémie de pompeuses appellations. Au xvi° siècle, sainte Catherine de Ricci fut baptisée sous les noms d’A/lessandra-Lucrezia; le B. Laurent de Brindes, général des Capucins, reçut le nom de Jules- César. Aujourd’hui encore on tolère ces emprunts historiques, pourvu qu'on y adjoigne un nom de saint, et l’on rencontre fréquemment en Italie ces vocables bizarrement accouplés : Ambroise-Hector , Benoît- Caton, Casimir-Romulus, Charles-Scipion, Étienne-Hercule, Flaminius-Cajetan, Grégoire-Annibal, Jean-Télémaque, Marie-Pénélope, Pierre-Titus, Pétronille- Uranie, etc.
, On remarque un même genre d’appellations hybrides à Phoca, en Elide, dont la population albanaise, tout en embrassant l’Islamisme, a conservé un certain nombre de traditions chrétiennes. Les noms
(1) Caractères, chap. des Grands.