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LIVRE XIII. — DES NOMS DE BAPTÈME

Isaac. — En anglais, Nykin.

Isabella. — En anglais, Nib, Bet, Betsey.

Jacobus. — En italien, Giacomo; en espagnol, Jaime ; en anglais, James ; en russe, lakof; en hongrois, Janko.

Johannes — En français, Jean; en italien, Giovanni ; en portugais,

Joäo ; en allemand, Hanz; en russe, Jvan.

Joseph. — En italien, Giuseppe; en espagnol, Pepe, Pepito; en russe, Ocip.

Judocus. — En français, Josse ; en allemand, Jost.

Ludovicus. — En français, Louis ; en anglais, Leyis.

Madelgesilus. — En français, Mauguille.

Magdalena. — En anglais, Maud.

Margarita. — En anglais, Magde, Meg, Peg, Peggy; en allemand, Gretchen, Grette ; en hollandais, Griete.

Maria. — En anglais, Molly.

Martha. — En anglais, Mat, Patty.

Paulus. — En italien, Paolo ; en espagnol, Pablo ; en russe, Pavel.

Richardus. — En anglais, Dick.

Robertus. — En allemand, Rupreicht.

Rogerius. — En anglais, Hodge.

Rudolphus. — En anglais, Ralph.

Sebastianus. — En anglais, S1d.

Stephanus. — En français, Étienne ; en vénitien, Steno.

Theodorus. — En anglais, Tid, Tit.

Theophilus. — En anglais, Taf.

Thomas. — En italien, Toto.

Vedastus. — En français, Vaast.

Nous devons ajouter que lorsque le nom latin a une signification propre, c’est le sens plutôt que le vocable phonétique qui se trouve parfois traduit par les langues modernes. Ainsi Petrus et Fides deviennent Pierre et Foi, en français; T'heophilus se traduit en allemand par Gottlieb; Bonaventura par Gætgheluck chez les Flamands.

On voit par certains exemples que nous venons de citer que beaucoup de noms hagiographiques sont tellement dénaturés que, souvent, ceux qui les portent se trouveraient assez embarrassés de les rattacher à leur première origine. Aussi la liturgie a-t-elle dû réagir contre ce fréquent abus. En 1608, le synode de Bordeaux défendait de falsifier

les noms de saints reçus au baptême. En 1672, les instructions synodales de Godeau, évêque de Grasse, formulaient cette prescription : « Nous défendons aux parrains et aux marraines d'imposer aux filles des noms qui ne sont que des diminutifs de saints, sans qu'aucune sainte se trouve avoir été ainsi appelée. » Enfin, beaucoup de Rituels anciens et modernes (1) recommandent d'inscrire sur les registres paroissiaux les véritables noms de baptême et non point les formes altérées que voudrait faire prédominer l’usage populaire ou le caprice individuel.

(1) Rituels de Belley, de Chambéry, de Valence, etc.

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