‹ Histoire du Sacrement De BaptemeChapitre 170 sur 445 · LIVRE XIII. — DES NOMS DE BAPTÈME · texte numérisé non relu

LIVRE XIII. — DES NOMS DE BAPTÈME

On comprend que dans les rites orientaux où le baptême est différé au quarantième jour de la naissance, imposition du nom soit restée séparée du rite sacramentel et constitue, comme dans l'antiquité, une cérémonie relative à la naissance. Chez les Coptes, c’est au nouveauné âgé de huit jours que le prêtre impose un nom, en récitant une oraison spéciale (1). Dans le rite grec, la sage-femme présente l’enfant, âgé également de huit jours, à la porte de l’église, où le prêtre le bénit, par un signe de croix sur le front, la bouche et la poitrine, en récitant une oraison pour lui imposer un vocable de baptême (2). En Russie, le pope est appelé le jour même de la naissance ; après avoir fait quelques prières devant la porte de la maison, il entre et impose à l'enfant le nom qui a été choisi par les parents (3). Chez les Sociniens de Pologne, qui ne baptisent que les adultes, le pasteur va également à domicile imposer un nom à l'enfant nouveau-né (4), usage qu’on retrouve encore, plus ou moins modifié, chez quelques-unes des nombreuses sectes baptistes et même parmi les communions religieuses qui rejettent complètement le baptême, chez les Quakers, par exemple, ou le père donne à son enfant nouveau-né le nom qu’il juge à propos et, avec deux témoins, va faire sa déclaration devant les chefs de la secte (5),

(1) Denzinger, Rif. orient., t. I, p. 35.

(2) Goar, Rit. græc., edit. 24, p. 265.

(3) Boissard, l’Église de Russie, t. I, p. 316. (4) Wolkelius, De Vera relig., 1. V, c. 1x.

(5) Londres en 1816.

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