LIVRE XIV. — RITES, CÉRÉMONIES ET COUTUMES
pouvait sur ce point suivre la tradition diocésaine, à cause de l’avantage de faire bien comprendre aux parrains les engagements qu'ils prennent. Lorsque la Congrégation des Kites a été consultée à ce sujet, elle a toujours répondu que, quant aux interrogations qui précèdent ou suivent l’ordre du baptême et qui ne sont point inscrites dans le Rituel, on devait les faire en langue vulgaire ; mais que toutes les interrogations formulées dans le Rituel devaient être dites en latin, sans même y ajouter une traduction (1).
Dans le rite éthiopien du x° siècle, la question relative au nom de l'enfant est précédée de l’encensement des parrains et de la récitation du psaume Miserere met (2). En Arménie, à cette question : « Que demande cet enfant ? » le parrain répond : « Il demande la foi, l’espérance, la charité et le baptème; il demande à être justifié du péché originel et à servir Dieu (3). »
Dans la Liturgie des églises réformées, l’interrogatoire se borne à cette question : « Vous présentez cet enfant pour qu’il soit baptisé ? » A quoi le parrain répond : « Oui. » Dans le rite anglican, la question est celle-ci : « Cet enfant a-t-il déjà été baptisé ou non? » Chez les Mennonites, le ministre demande à l’adulte s’il veut être baptisé, et celui-ci doit répondre par une simple inclination de tête (4).
ARTICLE HI
Exhortation préliminaire
Un grand nombre de Rituels anciens et modernes contiennent, immédiatement après l’interrogatoire, une courte exhortation adressée aux parrains et aux parents. Dans les circonstances les plus solennelles, surtout en Allemagne, la lecture de cette allocution, qui n’a rien d’obligatoire, est remplacée par un discours à toute l'assistance où sont expliqués, non seulement les devoirs des parrains, mais aussi
) 21 déc. 1849; 12 août 1854; 12 sept. 1857; 31 août 1807. ) Patrol. lat., t. CXXXVIIL, col. 930.
) J. Assemani, Cod. liturg., 1. I, c. 1v, p. 208. 4) J. Hayward, The religious creeds.