‹ Histoire du Sacrement De BaptemeChapitre 186 sur 445 · TU · texte numérisé non relu

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parfois les mystères et les cérémonies du sacrement qui va être admi

nistré. Ces instructions sont comme un écho des catéchèses que l'évêque ou un catéchiste adressait jadis à ceux qui allaient être régénérés, et dont nous trouvons un si éloquent modèle dans les /nvitationes ad fontem de saint Zénon.

Le désir d’instruire les fidèles sur le sens des cérémonies a motivé une ordonnance de M# de Quelen, en date du 15 août 1838, par laquelle il est prescrit aux curés du diocèse de Paris de faire distribuer gratuitement aux parrains et aux parents, avant le baptème, de petites feuilles d’avis contenant une courte et substantielle instruction sur les rites sacramentels.

Dans la liturgie anglicane, il y a une exhortation aux parrains et aux assistants, avant et après le baptême. Dans les églises luthériennes, la cérémonie s'ouvre par une instruction sur le péché originel et la nécessité du baptème. Chez les Calvinistes, le ministre, du haut de la chaire, adresse une allocution aux assistants. En 1614, le synode de Tonneins déclarait encore, conformément à tous les synodes français précédents, qu’il n’est point permis de baptiser sans faire précéder ce ministère par la prédication, en raison de ces paroles de Jésus-Christ : Enseignez et baptisez. Mais le synode de Castres, en 1626, et surtout celui de Charenton, en 1631, déclarèrent que cette prédication r n'était pas nécessairement liée à la cérémonie du baptème.

ARTICLE IV

Exsuffiation

On appelle indifféremiient exsufation ou insufflation, l'acte par lequel le prêtre souffle doucement, par trois fois, sur la face de l’enfant, en disant: Sors de lui (ou d'elle), esprit immonde, et fais place à l'Esprit-Saint-Paraclet. Nous préférons la première expression parce que, dans la langue liturgique du moyen âge, l’exsufflation est le souffle de l’exorcisme qui se fait en rapprochant les lèvres, comme lorsqu'on veut éteindre une lumière; l'insufflation, au contraire, se produit en poussant l’haleine, la bouche tout ouverte, comme quand

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