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LIVRE XI. — DES LIEUX DU BAPTÈME

Jean-Baptiste (pages 52 et 53), a publié deux inscriptions de l’ancien baptistère de Monza. L'une d’elles date de l'an 617.

NapLes.— Jusqu'au xuni° siècle, la basilique Santa-Restiluta, ancienne cathédrale de cette ville, était flanquée de deux baptistères, séparés par une chapelle appelée Consignatorium albatorum, où l’évêque confirmait les nouveaux baptisés. L'un de ces baptistères subsiste encore, métamorphosé en chapelle, sous le nom de San-Giovanni al fonte.

Nocera DE PAGANI (ancien royaume de Naples). — L'église ronde de Sainte-Marie-Majeure est l’ancien baptistère de cette ville. On descend encore par trois marches dans la cavité circulaire qui servait de bassin.

Novarre. — En face de la cathédrale, s'élève un baptistère octogone à colonnes antiques, surmonté d’une coupole. Au xvrr° siècle, on y baptisait encore tous les enfants de la ville et de ses faubourgs. Ce temple est dépourvu de peintures, mais on y voit des scènes de la passion représentées par des groupes de figures modelées et coloriées. On

; croitque c’étaitoriginairement un co/umbarium. « Un sépulcre païen devenu le berceau des fidèles !

s'écrieM£"Gaume(t), voilà un de ces beaux et puissants contrastes dont l'Italie possède si bien le secret, etdont la vue produit toujours une vive impression. »

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Papous.— Le baptistère qui s'élève à droitedelacathédrale a été construit vers À 1380 par Finna Buz-.

Baptistère de Padoue. zacharina, femme de

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(1) Les Trois Rome, t. I, p. 610.

François Carrara le Vieux. Sur le tympan de la porte méridionale, on voit la représentation de la vie humaine, d’après la légende de saint Barlaam. L'intérieur est complètement revêtu de peintures à fresques, attribuées à Guisto, artiste padouan du xrv° siècle.

Parme. — Ce magnifique baptistère, octogone à l'extérieur, rond à l'intérieur, tout en marbre de Vérone, porte la date de sa construction (1106-1260) sur le linteau d’une de ses portes d'entrée :

BIS BINIS DEMPTIS ANNIS DE MILLE DVCENTIS INCEPIT DICTVS OPVS HOC SCVLPTOR BENEDICTVS

D’après cette inscription, Benoît Antelami aurait été plutôt le sculpteur que l’architecte du monument. Les sculptures des trois portes et de leurs tympans représentent la naissance de Jésus-Christ, l’adoration des Mages, le baptème du Sauveur, les Vertus, le Jugement dernier, la parabole du Père de famille et des Ouvriers. En regard des six Ages de. l'homme, d’après la légende de saint Barlaam, se trouvent figurées les six œuvres de Miséricorde : on sait que la septième, l’ensevelissement des morts, ne fut adjointe que vers la fin du xt siècle à celles qui sont mentionnées dans saint Matthieu (xxv, 34). « Il n'existe pas à notre connaissance, dit M. Didron (1), un baptistère, pas même celui de Florence, où les sujets soient aussi merveilleusement appropriés à leur destination. Au nord, Jésus naît et reçoit le baptême; il est la source et l'exemple des vertus qu’il recommande aux nouveau-nés qui viendront se faire baptiser dans ce petit monument. Au sud, le jeune néophyte, dont la vie sera dévorée par le jour et la nuit, devra se garder de l'enfer et des voluptés du monde. À l’ouest, le chrétien devra exercer les œuvres de miséricorde aux six âges de la vie; il sera appelé par Dieu, par le divin Père de famille, à cultiver son champ, et il sera récompensé pour une heure de bon travail, tout autant que celui qui aura bêché douze heures entières. Tel est l’enseignement complet que donne ce baptistère, enseignement qui se résume dans le tableau de la Vie humaine, figurée par ses différents âges et par ses œuvres diverses. »

(x) Annal. arch.,t. XX, p.424; Cf. Mém. des ant, de France, t. XXII, p. 277; Bullet. monum., t. VII, p. 76. «

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