EPVREMCINES RITES, CÉRÉMONIES ET COUTUMES
Non. — Hé! vois donc! tu n’es pas encore chrétien, car tu n’as pas encore une véritable foi, et tu n’as pas renoncé à toi-même et à la créature. C’est que tu n’as pas encore été bien baptisé en Jésus-Christ par le Saint-Esprit; tu ne l'as été qu’en saint Jean et avec de l’eau. Mais si tu veux être sauvé, il faut que tu renonces véritablement à tes œuvres, puis à toi-même ; il faut aussi que tu ne croies qu’en Dieu. Je te demande donc : Renonces-tu à la créature? — Oui. — Je te demande encore : Renonces-tu à toi-même ? — Oui. — Ne crois-tu qu’en Dieu ? — Oui. — Je te baptise donc au nom du Père, etc. Ce baptême réitéré s'appelait le signe de la confirmation et de l'alliance (x). Chez les Frères Moraves, où la magistrature ne peut être exercée que par des pasteurs ecclésiastiques, on faisait renoncer le prosélyte
au faste et aux pompes qui accompagnent trop souvent l'exercice du pouvoir civil ou judiciaire.
ARTICLE VII
Promesses ou vœux de baptême
Le Rituel romain n’a rien conservé de l'adhésion au Christ ou promesse de baptême qui, dans la liturgie grecque et dans divers Sacramentaires latins, suivent immédiatement la renonciation au démon. Plusieurs théologiens (1) supposent que l’Église n’a pas voulu exiger de promesses formelles, parce que, prévoyant notre faiblesse, elle ne veut pas aggraver la malice de nos chutes par l'addition d'une violation de promesses. Il nous semble plutôt que la renonciation à Satan, à ses pompes et àses œuvres, impliquant la promesse de pratiquer les œuvres de Dieu, il a pu paraître inutile d’exiger à ce sujet une déclaration plus explicite.
Dans l'Église grecque, après la renonciation, le prêtre tourné le futur baptisé vers l'Orient, lui abaisse les mains et lui dit par trois fois : T’attaches-tu au Christ ? — Le parrain répond à chaque fois : Je m’y attache. Il reprend par trois fois : T’es-tu attaché au Christ?
(1) Just. Menius, De l'Esprit des Anabaplistes, p. 309.
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