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— Je m'y suis attaché. — Et cette dernière interrogation se répète encore trois fois avant chacune des trois récitations du Credo.
Cette promesse que les Grecs appelaient cévats et les Latins sponst0, promissum, pactum, votum, se formulait ordinairement ainsi : Adscribor tibi, Christe, ou adhæreo et adjungor Christo. Tous les Pères grecs en parlent, et on en trouve aussi quelques allusions dans saint Jérôme (1), saint Hilaire (2) et saint Augustin (3). Ce dernier donne le nom de vœux aux promesses du baptême (4), et cette expression passée dans le langage ordinaire de la piété a été prise dans le sens théologique par quelques hautes autorités (5). Mais, en général, cette qualification leur est refusée par tous ceux qui estiment que le vœu proprement dit est la promesse d’un bien tout à fait volontaire et libre, et que ce bien doit être d’un ordre plus parfait que les obligations rigoureuses auxquelles nous astreignent les commandements de Dieu.
M. l'abbé Craisson explique ainsi comment on a été amené à donner improprement le nom de vœux aux engagements du baptême. « La raison, dit-il (6), qui a fait adopter ce langage, c’est que les pro- « messes du baptème ont des analogies spéciales avec le vœu; elles « sont comme lui une promesse; cette promesse est faite à Dieu, « comme celle du vœu. Elles ne font pas contracter, à la vérité, un « engagement différent de celui quele baptême impose par lui-même, « mais elles confirment cet engagement. Or il n’y a rien d’étrange « que de pareilles affinités aient pu introduire l'habitude de les dési- « gner sous le nom de la chose avec laquelle elles ont une si grande « ressemblance. »
Les Églises réformées de France donnent aussi le nom de vœux aux promesses du baptême. On lit dans leur Formulaire : « Le ministre : Prononcez donc le vœu du baptême.— Les adultes : Nous promettons de vivre et de mourir dans la foi chrétienne et de renoncer au péché, afin de nous consacrer entièrement à Dieu. Amen. — Le ministre : Que le Seigneur vous fasse la grâce d'accomplir votre promesse. »
Erasme, dans une lettre dont il fit précéder sa paraphrase de saint
(1) Pactum inimus cum sole justiciæ et ei servituros nos esse promittimus. (Hier., in Amos, C. VIL.) (2) Cap. xvi, in Matth.
-(3) Vous portez le nom de fidèles et vous montrez l’infidélité dans vos actions en violant la promesse solennelle que vous avez faite. (Aug. Ep. LIX ad Paul.) (4) Ibid.
(5}2p2 Lomb., dist. XXX VII, q. I, a. 1; Thom. part. Il, dist, IL, q. LXXX VII, a. 2. (6) Rev. des sciences eccl., t. XXV, p. 562.