LIVRE XIV. — RITES, CÉRÉMONIES ET COUTUMES
prières, asperge l'enfant d’un peu d’eau pure, prend une éponge neuve et en lave le visage du nouveau chrétien, puis la tête, la poitrine et le reste du corps, en disant : « Tu as été baptisé, illuminé, oint du myre, sanctifié et lavé, au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, maintenant, etc. Amen. » Cette cérémonie, qui subsistait encore au xvinf siècle, est à peu près tombée en désuétude; on ne porte plus l’enfant à l’église après la huitaine que pour le faire communier. L'ancien rite s’est mieux conservé chez les Coptes et les Éthiopiens, où le prêtre lave non seulement le corps de l'enfant, mais aussi ses habits pour en enlever toutes les traces du saint chrême.