‹ Histoire du Sacrement De BaptemeChapitre 39 sur 445 · LIVRE XI. — DES LIEUX DU BAPTÈME · texte numérisé non relu

LIVRE XI. — DES LIEUX DU BAPTÈME

partie enterrées. Huit chapelles de renfoncement ont été pratiquées dans les entre-colonnements. On lisait autrefois sur le porche linscription suivante :

HOC TIBI RESTITVIT SEIGVALD BAPTESTA [IOHANNE.

Nisi quis ex aqua et spiritu renatys fverit, non videbit Vitam æternam, testante Deo cym Christo. Veniens

In lordanem hoc sacravit mystico baptismate. Nitens Piorym regnvm palvit. Cernites tegvrivm, beati Callisti gvod ornavit vibrante marmorym scema

Qvos regat trenitas vera (1)

Gap. — Dans les travaux de terrassement autour de l'église de Saint- Jean, vis-à-vis de la cathédrale, on a retrouvé les fondations d’un baptistère circulaire.

GRENOBLE. — M. le vicomte de Saint-Andéol a reconnu les murs d’un ancien baptistère, conservés encore à un mètre de hauteur, avant les démolitions opérées pour dégager l’église Saint-Laurent, Ce baptistère, muni de quatre absides, avait la forme d’une croix latine. À quelques pas au nord, il y avait une salle carrée où se trouvait un jet d’eau. ;

La Caarerre-Sar-ÉLor (Eure). — M. Ch. Lefiormant a cru y décou- Vrir les traces d’un baptistère et même les débris d’une vasque baptismale. L’authenticité de ces découvertes a donné lieu à de vives discussions qu’il serait trop long de rapporter ici.

Laxcerr (Côtes-du-Nord). — On a donné mas | des origines bien diverses à l'édifice connu sous EU | É RE le nom de temple de Lanleff. M. Legonidec

y a vu un temple dédié au Soleil; le comte de Caylus, un temple de Druides ; M. Mérimée, une église de Templiers. Nous croyons, avec la majorité des antiquaires, que c’est un baptistère antérieur au vin siècle. Il est en forme

Baptistère de Lanleff,

(r} Mai, Ver, script.,t. V, p: 171.

de tour, percé de douze portes qui s’ouvraient jadis sur un cloître concentrique dont on voit encore les ruines. Près de là se trouve une fontaine qui alimentait sans doute le baptistère. Aujourd’hui, cette enceinte à ciel ouvert sert tout à la fois de vestibule à une chapelle gothique qu’on y a annexée, et de cimetière pour les notables du village.

Laon. — C'est une question de savoir si la chapelle dite des Templiers à Laon, remonte au xi° ou au xrr° siècle. Tandis que MM. Albert Lenoir et Viollet-le-Duc voient dans ce curieux monument un oratoire des Templiers érigé au xu° siècle, M. Van Cléemputte et M. Bosc, dans son Dictionnaire d'architecture, adoptent l'hypothèse d’un baptistère antérieur à cette époque et devenu plus tard ia proptiété des Templiers, arrivés à Laon en 1128, selon les uns, en 1140, selon d’autres. Comme le remarque M. Édouard Fleury (1), nous sommes en présence d’un édifice complexe qui se compose : 1° d’une portion polygonale avec coupole; 2° d’un petit sanctuaire avec abside demi-circulaire | en plein-cintre, que M. Viollet-le-Duc | croit d'une construction un peu posté- | rieure ; 3° d’un avant-corps carré, porche ou narthex, sur lequel ont été construits, en des temps plus rapprochés de nous, une tribune | ornée d’une superbe archivolte du roman fleuri et un mur plat avec | pignon aigu, qui clôt le devant de l'édifice.

Plan de la chapelle des Templiers.

M. Fleury incline à croire que cet énigmatique monument est un baptistère qui aurait été donné aux Templiers. Nous penchons d'autant plus vers cette opinion que la partie centrale est octogone, tandis que les constructions des Templiers sont toujours en forme de rotonde. Il serait facile de résoudre cette intéressante question, en pratiquant des sondages au centre de la chapelle occupée aujourd’hui

(1) Antiquités et Monuments du département de l'Aisne, t. IL, p. 77.

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