LIVRE XI. — DES LIEUX DU BAPTÊME
par des Frères des Écoles chrétiennes. On y trouverait probablement des substructions et des conduits, accusant l’ancienne existence d’une piscine.
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Coupe en large sur la chapelle des Templiers.
LEMENC. — Les ruines d’un monument situé dans le faubourg de Lemenc, à Chambéry, ont donné lieu à de vives discussions archéologiques, consignées dans les Mémoires de l’Académie de Saroïe (t. IX). D'après M. le marquis d'Oncieu, c'était une crypte romane avec son #artlyrium; selon d’autres, un ancien autel avec cihorium. M. le docteur Cattois y a reconnu un baptistère du vin® siècle, bâti sous Pepin; l'invasion sarrasine du Graisivaudan (740-745) aurait été la cause nécessitante de son érection et en même temps de la fondation de la ville de Chambéry. Il ne peut plus y avoir de doute sur la destination primitive de ce monument, depuis que M. de Saint-Andéol, en 1865, à la suite de fouilles intelligentes, y a découvert une piscine hexagone de 80 centimètres de diamètre, sur 36 cent. de profondeur (1).
Piscine de Lemenc.
Le Puy. — La chapelle Saint-Clair, située près de la cathédrale et
(1) Revue .de l'Art, chrét., nov. 1865.
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désignée sous le nom de Temple de Diane, n’est autre chose qu'un baptistère octogone, muni d’une abside semi-circulaire. La voûte à huit pans est percée au centre d’une ouverture circulaire ; une étroite fenêtre s’ouvre dans chacune des façades; trois autres fenêtres éclairent l’abside, L'opinion qui faisait jadis de ce monument un temple dédié à Diane chasseresse est complètement abandonnée; mais quelques archéologues y voyaient encore naguère un oratoire de Templiers ou une chapelle funéraire : ces hypothèses ne sont plus soutenables depuis :
qu’on a découvert les traces du canal qui conduisait l’eau à la piscine (1).
Lérins (Iles de). — « Dans celle de Saint-Honorat, dit M. l’abbé Pougnet (2), on montre encore une chapelle singulière : elle est octogone avec une abside sur chacun de ses côtés, excepté sur le côté de la porte ; elle n’a qu’un autel et a perdu sa voûte, remplacée lors de l’occupation espagnole; elle est sous le vocable du Sauveur. De sa forme et de son titre, on a voulu conclure que c'était un baptistère : on s’appuie, pour autoriser cette conjecture, sur l’usurpation que les abbés de Lérins faisaient des droits épiscopaux ; on veut même qu’on ait fini par accorder à l’Abbé le droit de baptiser ceux des serviteurs de l’abbaye qui naissaient dans l’île. »
Lyon. — Un baptistère dédié à saint Jean était annexé à la cathédrale de Saint-Étienne. D'après le témoignage de Florus, on y voyait sculptés les douze apôtres, saint Jean-Baptiste, le Sauveur, les quatre animaux de l’Apocalypse et les quatre fleuves personnifiés du Paradis. Ce baptistère agrandi devint, au x° siècle, l’église primatiale, en conservant le vocable de Saint-Jean.
M. de Saint-Andéol, à la suite
RTS de fouilles, a reconnu que le puits TITI des martyrs à la crypte de Saint-
Irénée était une ancienne piscine { baptismale (3). Elle était établie = dans le sol de l’église souterraine sur 1 mètre de diamètre et 40 cent.
“à de profondeur, en y comprenant l'épaisseur d’un plancher de ciment, reposant sur un lit de cailloux et
(1) Bullet, monum., 3e série, t. [l, p.465.
(2) Rev. des bibl. par. d'Avignon, n° du 15 juil. 1868. (3) Rev. de l'Art chrét., t. IX, p. 568.