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LIVRE. XI. — DES LIEUX DU BAPTÈME

un lit inférieur de sable, qui absorbaient facilement les eaux. Cette piscine baptismale fut remplie avec des ossements des martyrs de Lyon, et, par la suite des temps, on crut que c'était originairement un simple puits. Un autre antique baptistère a été reconnu par le même archéologue (1), sous le chœur de léglise Saint-Nizier. Il considère comme ayant servi de cuve-réservoir une auge de pierre grossièrement taillée, longue de 2 mètres sur 1 mètre 40 de large, qui fut utilisée plus tard pour contenir les restes de saint Ennemond.

Marseize. — Le baptistère de la Major, ancienne cathédrale de Marseille, fut découvert en 1850 par M. Lequien, architecte, qui le prit d’abord pour un temple de Diane. Ce baptistère, de 23 mètres de diamètre, était percé de deux portes, l’une au nord, l’autre au midi. Quatre chapelles semi-circulaires étaient adossées dans chacun des angles du monument formant un carré imparfait. Le dôme et la voûte des bas-côtés étaient soutenus par seize colonnes de marbre blanc, disposées sur deux rangs concentriques. La piscine octogone mesurait 2 mètres 50 de diamètre sur 70 centimètres de profondeur, en comptant l’épaisseur du plancher de mosaïque (2).

Méras (Ardèche). — Mélas, ville épiscopale au v® siècle, possède encore le baptistère érigé à cette époque par l’évêque Auxonne, qui devait transférer son siège à Viviers, vers l'an 430. Construit en

Église et baptistère de Mélas,

(1) Rev. de l'Art chrét., t. IX, p. 575.

(2) Bousquet, la Major, r'e partie, ch. 1v.

calcaire schisteux, ce bâtiment octogone est annexé au flanc septentrional de l’église, avec laquelle il fut mis en communication au xr* siècle par un couloir voûté en plein cintre. Chacune de ses huit absides est séparée de sa voisine par une colonne à grossier chapiteau corinthien. Quand on transforma ce monument en chapelle, on y perça trois fenêtres carrées ; il n'était éclairé auparavant que par des

ouvertures évasées de 20 centimètres sur 30. L'église et le baptistère de Mélas ont été dessinés et

= décrits en 1862, par M. le PES vicomte de Saint-Andéol, dans notre Revue de l'Art chrétien. Cinq ans plus tard (1), ses conjectures étaient complètement confirmées par la découverte d’une piscine carrée, profonde de 40 cent. L'usage de ce baptistère a dû cesser quand, vers l'an 430, 22) l'évêque d’Alba Augusta / A UN 1 7 Helyiorum transféra son “ANNE AA £ WU siège à Viviers. Un monas- N RRRKKKKK RENTE tère de femmes, établi à Intérieur du baptistère de Mélas. Mélas au vi siècle, méta- | morphosa la rotonde baptismale en chapelle funéraire et en exhaussa le sol. C’est aujourd'hui une chapelle de catéchisme.

MErz. — On lit dans les Actes de saint Clément, évêque de Metz : « Après avoir érigé une église en l'honneur de l'apôtre saint Pierre saint Clément construisit un baptistère dédié à saint Jean-Baptiste . il gagna beaucoup d’âmes à Jésus-Christ. »

MONTMORILLON (Vienne). — M. Ernest Breton considère comme un baptistère du 1x° siècle l’octogone de Montmorillon. Nous croyons LA L e U

avec la plupart des archéologues, que c'était une chapelle funéraire sur-

ue :

montée d’un fanal, comme il y en avait dans un certain nombre de cimetières.

(1) Rev. de l'Art chrét., t. XI, p. 6o4,

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