‹ Histoire du Sacrement De BaptemeChapitre 59 sur 445 · HR · texte numérisé non relu

HR

mit ce genre de cuve à la place du réservoir, au centre de la piscine, et elle servit tout à la fois de fonts pour l'immersion verticale des enfants, et de cuve-réservoir pour les rares baptêmes d’adultes qu’on faisait par effusion. Ces sortes de cuves furent employées pendant les vin, 1x° et

x° siècles.

3° CUVES À IMMERSION HORIZONTALE. — Lorsque, au x° siècle, les enfants furent baptisés à l’âge de quelques mois et, au x1°, âgés seulement de quelques jours, on ne pouvait plus faire tenir l'enfant droit dans la cuve, en raison de la faiblesse de ses jambes. Il devenait alors inutile de laisser à la coupe une profondeur qui aurait pu d’ailleurs avoir quelque danger. On lélargit pour plonger l'enfant horizontalement, et on ne lui donna plus d’abord que 40 à 50 centimètres de profondeur, et plus tard que 40 à 30 cent. Le fond, au lieu d’être plat, fut creusé en courbe concave, et extérieurement la base fut également rétrécie. Ces sortes de cuves furent usitées du x° au xv® siècle.

4° CUvES À INFUSION. — Lorsque le mode d’infusion eut prévalu, c’est-à-dire au xv° siècle, on ne voulut point que l'eau baptismale tombât à terre, ni qu’elle retombât, plus ou moins souillée, dans le réservoir baptismal. Pour l'écoulement de cette eau sainte, on eut recours à divers systèmes. Le mode le plus ancien consiste dans la superposition de deux cuves dont la supérieure contenait l’eau baptismale, et dont l’inférieure, au-dessus de laquelle on baptisait, était percée d’un tuyau conduisant à la piscine l’eau qui venait de servir.

Parfois, surtout dans le Dauphiné, le Maine et la Bretagne, on adjoignit dans le même but aux fonts de cette époque et à ceux des âges précédents, un petit récipient en forme d’écuelle, supporté par un piédestal percé d’un orifice d'écoulement. Ailleurs, on recevait dans un bassin l’eau qui découlait de la tête de SE l'enfant et on allait la jeter

Cuve à récipient, de Chirens (Isère), dans une piscine pratiquée près des fonts ou dans tout autre endroit de l'église. C'était une fosse de deux à trois pieds de profondeur, revêtue de maçonnerie, couverte

Page 1