CHAPITRE III
iS61 POUTIQDE IHTÉHIRURE
Son*IBE. — Réception du premier jour de l'an aux Tuileries. — Réponse de rSnpereur au corpï diplonilique. — Applicition du décret du 25 mars 1S52 ■ur la décentralÏMtion à la villa de Paris. — Bruils da diiiolutioa du Corpi légitlatir. — Embarrai delà situation. — Rée^tiandu pèraLacordiirei l'Académie rnut(ai«e. — L'Impératrice aisiita à la téanee. — Arreitation àa ùatncSer Mirés. — Rapport de M. Delangle. — Ui brochure du duc d'Aumale : Lettres sur rhiitçire de France, adressée au prince Napoléon. — Sai^a chei Fauteur, de l'ouTrage ; Vuei sur le gouiierneynent de la Fronce, par le due deBroglia. — Procès Blanqui. — InanguraUca du boulenrd Malesherbe*. — Les S5 millions des cbemini vicinaux. — La Iransforaulioa de Paris, — Crisa industrielle el flnsnciére. — Le« obligationi Irentenaires. — Mémoire adressé à TEmpereor par H. Achille Fould, miaislre des flnancei. — Let agents de change demandent ranloritaliou de dresser une statue i TEmpereur dîna la Mlle de la Baurae. — Procès PlaFSiart.
Les réceptions officielles du 1" janvier eurent lien aux Tuileries selon le cérémonial accoutumé. Lord Cowley offrit en ces termes les vœux du corpsdiplomadqueàrEmpereur:
«Sire,
■ Les membres du corps diplomatique réunis ici ont l'honoeur d'offrir à Votre Majesté, par mon organe, l' en pression de leurs hommages respectueui i l'occasion dn nouvel an.
a Le corps diplomatique, Sire, est toujours heureux de pouvoir rAiou. vêler ces vœux pour le bonbeur de Votre Majesté et pour celui de son u^nste famille. »
L'Empereur répondit :
(I Je remercie lo corps diplomaiique des soubaits qu'il vient de m'adresser. J'envisage l'avenir avec confiance, persuadé que l'enlenle des grandes puiasaDcea amènera le maintien de la paix qni est le bot de tons mes déairs, d
L'Empereur prononça ensuite, eu se tournant vers le Sénat, ces mots que le Moniteur ne jugea pas à propos de
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reproduire : « Messieurs, je compte sur vous pour préparer les réformes qui sont utiles à la France. »
De quelles réformes s'a$;issait-il 7 En attendant que l'avenir expliquât ce mystère, un décret rendit applicables à la ville de Paris les dispositions du décret du ?5 mars 1852 sur la décentralisation. Ce décret, en remettant au préfet le contrôle de nombreux actes municipaux soumis jusqu'alors à la sanction du ministre, faisait une exception à l'égard de Paris, oi!i le magistrat municipal et le préfet se confondent. La suppression de celte exception vint ajouter une anomalie aux particularités du régime municipal de Paris. Le préfet de la Seine, n'étant plus soumis comme maire au contrôle supérieur du ministre, cessait d'Être un préfet pour devenir presque un ministre.
Les VŒUX de M. Haussmann étaient à moitié remplis. Une rivalité des plus ardentes existait depuis longtemps entre M. de Persigny et lui. Le préfet de la Seine, las de la situation qu'une « ombragense susceptibilité » (1) s'obstinait à lui faire, adressa sa démission à l'Empereur, qui naturellement la refusa. M. Haussmann, cherchant alorjruD moyen de mettre fin à ces tiraillements, crut l'avoir trouvé dans la combinaison suivante : Comme niaire de Paris et administrateur du département, il relèverait directement de l'Empereur; comme préfet, c'est-à-dire comroe organe des intérêts généraux, il resterait dans les ménïes conditions que par le passé. Un projet de décret était joint à celle proposition (2). I* titre de ministre de Paris ^ que
(1) Lettre et noie de M. Uautinuna (Papiers et correspondance de la famille impériale, 18" livraîwn),
(2) RËDACTio:* FROFOSfiE. — Le baron Haunmanii, prélet de la Seine, a rang de ministre et i léance, en celte qualité, dans noi conseils.
L'autorité cnjalttérîeile lui ett dévolae dani ton re*)ort, en matièra d'admlaistralion départementale et communale. .
Il tantinuera d'exercer, ta matière d'ad ml nUl ration générale, Ict altributioa»