CHAPITRE IV
SESSIONS DU SBNiT ET DU CORPS LËGtSLATIF
SuMMAiHE. — Session législative. — Discnun derCmpereurauSénslelauCorps l^slatir.
SËHAT. — DiscuBiton de l'admis. — Diicoun du princa Wapoléaa. — Amendement lur lea encourafemenU aux Itllret et aux arts. — L'amendement des cardinaux. — Son rejet. — H. Dnpin et la preiae . — Timbre lur le romaateuillelan.
Corps LtGiSLATiF, — Applrcation du dËcret du 2i novembre. — Dii^usiion do l'adrease au Coifii 16gi$laUr. — Amendement des Ctn;. — Discours de H. Emile Ollivier. — Ëlonnement causé par ce discours. — Incident du procis- verbal. — Ditcours de H. Picard sur les Dnances de la Tille de Paris. — Vote de l'adresse. — Discussion et vole du budget.
L'Empereur, accompagnt^ de l'Impératrice, ouvrit en grande pompe, te h Février, la session législative au Louvre, au milieu d'un public de plus en plus avide de tous les spectacles où se déployait l'appareil extérieur de la puissance impériale, avec ses maîtres de cérémonie, ses officiers, ses chambellans dorés, brodés, empanachés. Les femmes, surtout celles qui s'occupent le moins de politique, formaient la plus grande partie de l'auditoire pressé sur les bancs de la salle des Ëtals et s'apprèlant à saisir au passage, pour les couvrir de ses applaudissements, quelques phrases du discours très-sympalhiques, disait-on, au pape et au roi de Naples. Celte petite manifestation ne réussit qu'à demi. Les dames purent battre des mains en l'honneur du roi de Naples en entendant l'Empereur s'apitoyer sur «une infortune noblement supportée», mais la glorification du principe de non intervention, quoique démenti