RETRAITE DE U. THOUVENEL
le Moniteur du 20 mai. L'Empereur déclarait qu'il y avait ui^nce à résoudre la que$lion romaine et conviait Pie IX et Victor-Emmanuel à s'entendre sur les conditions d'une transaclion « qui, en maintenant le pape libre chez lui, » abaisserait les barrières qui séparent aujourd'hui ses ■ » Etats du reste de l'Italie i*. M. Thouvenel précisa les choses dans une lettre du 30 mai à M. de Lavalette, ambassadeur du gouvernemeut impérial à Rome : statu quo lerritorial, reooncialion de l'Italie à Rome, engluement de l'Ilalie de respecter le territoire pontifical et de se charger de la dette romaine; telles étaient les bases de l'entente proposée par le ministre des affaires étrangères. L'Empereur proposait en oulre aux Etats catholiques d'offrir au souverain pontife une sorte de liste civile. H offrait, pour la part de la France, 3 000 000 de francs, dont tes titres inscrits sur le grand livre de la dette publique seraient remis entre les mains du pape. Pie IX répondit qu'il ne savait pas ce que c'était que le grand livre, et qu'il n'accepterait, en cas de transaction, que la restitution du revenu àes,Anmles, mais que d'ailleurs il n'était nullement disposé à transiger.
L^échec des propositions faites au pape, en amenant un nouveau revirement de la politique impériale dans la question romaine, rendit le remplacement de M. Thouvenel nécessaire : M. Drouyn de Lhuys, qui avait occupé le ministère des affaires étrangères une première fois après l'élection présidentielle de Louis Bonaparte, et une seconde fois à la fin de 1851, mais pendant quelques jours seulement, fut appelé à le remplacer. M. Drouyn de Lhuys, rallié au coup d'Etat, membre de la commission consultative, vice-président du Sénat, rentra de nouveau comme remplaçant de M. de Turgot au ministère des affaires étran-
gères le 28 juillet 1852 ; il l'occupait eocore au moment où l'expédition de Crimée fut résolue. Croyant encore à la paix et convaincu que sa présence à la conférence do Vienne empêcherait In guerre d'éclater entre les puissances occidentales et la Hussie, il se rendit dans cette ville au mois d'avril 1855; l'inutililé de cette démarche le mit dans l'obligation de donner sa démission. L'année suivante, il quitta sans motif apparent le Sénat, à la suite du message de l'Empereur destiné à réveiller l'esprit d'initiative de ce corps. M. Drouyn de Lhujs présidait le comité bricole de Meluii, la Société d'acclimatation, le conseil d'administration du chemin de fer de l'Est, lorsque Napoléon III vint l'arracher à ces nombreuse» fonctions pour lui confler une troisième fois le portefeuille des affaires étrangt^res. M. Thouvenel apprit son remplacement par celte lettre assez énigmalique ;
I Sjiiit-Cloul, IS oclsbrô IflCa.
it HoQ cher monsieur Tliouvenel,
n Dans l'inlfiêl même de U politique de conciliation que vous avez loyalement servie, j'ai dû vous remplacer au ministère des aiïaires étrangères ; mais, en me décidant à me séparer d'un liomnie qui m'a donné (aoldc gireuves de son dévouemenl , je tiens à lui dire que mon estime ci ma confiance en lui ne sont nullement altérées.
Il Je suis persuadé que dans toutes les positions que vous occuperez, je pourrai compter sur vos lumières comme sur votre allachemcnt, et je vous prie, de votre côté, de croire toujours à ma sincère amitié.
B Napoléon, a
La circulaire de M. Drouyn de Lhuys aux agents diplomatiques de l'Empire ne suppléait guère à l'obscurité de cette lettre. Le nouveau ministre disait tout simplement : o Le gouvernement, invariablement fidèle aux principes qui 0 l'ont guidé jusqu'ici, continuera de consacrer tous ses cf- » forts à l'œuvre de conciliation qu'il a entreprise en Italie.»
:A.OOglC
VOYAGt DE H. DE BKHARCK A PARIS. 187
La circulaire du ministre de l'iotérieur aux pré&'Ls résumait aiosi l'état des choses : « I^ politique de l'Empereur reste la même, mais elle subit un temps d'arrêt. » Uo jourual récemment fondé par des sénateurs et qui passait pour avoir des rapports très-intimes avec plusieurs membres du gouvernement, la France, crut devoir à son tour éclaircir la situation par cette déclaration : « I^ politique » de l'Empereur n'a pas changé, mais la direction de celle a politique s'est profondément modiQée.»
Le premier acte diplomatique de M. Drouyn de Lbuys après sa circulaire, fut une note adressée le 30 octobre 1862 aux cours d'Angleterre et de Russie, pour leur proposer d'offrir en commun leurs bons offices aux belligérants des Ëtats-Unis, afin d'amener une suspension d'armes de six mois. C'était l'intervenlion et la médiation déguisées. L'Angleterre et la Russie refusèi-ent d'accéder à celle proposition. Presque au même moment. M. de Bismarck, ambassadeur de Prusse auprès Je Napoléon lU, nommé récemment président provisoire du conseil des ministres, vint à Paris pour remettre ses lettres Je rappel. Sa présence n'y passa point inap'erçue. Un article du Journal des Déimls apprit au public «que le ministre prussien s'était rendu B à Paris non-seulement pour y remplir une formahié » diplomatique, mais encore pour compléter sur place » l'étude de nos institutions politiques, de notre adminls- B tratlon civile, de notre organisation militaire, et de notre y> situation financière » . \^ journal ajoutait : « M. de Bise marck a beaucoup appris pendant le peu de jours qu'il a « passés parmi nous, et il est reparti de Paris très-satisfait n de ce qu'il y a vu et entendu. »
L'Empereur et l'Impératrice quittèrent le 5 juillet Fontainebleau pour visiter' l'Auvergne. Le prince Louis-Napo-
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léoii, qui trouvait « aussi illogique de créer des ducs saas » duchés que de nommer des colonels sans régiments, car si M la noblesse avec privilège est opposée à nos idées, sans » privilège elle devieat.un ridicule * (1), conféra cependant en passant à Clermont le titre de duc à M. de Morny. L'Empereur et l'Impératrice firent ensuite une visite à M. de Persigny dans son château de Charaarande. L'Empereur, qui avait beaucoup voyagé celle année, allant de l' Auvei^ne à Vichy, de Vichy à Biarrilz, de Biarritz aux haras du Pin, termina ses pér^rinations par un court séjour au château deFerrières, chez H. de Rothschild, où eurent lieu de grandes chasses en son honneur.
La réforme financière, à travers laquelle semblait apparaître la perspective d'une réforme poHtique, avait fait espérer que le gouvernement ne larderait pas à entrer dans une voie plus libérale. On s'aperçut bientôt, au contraire, qu'il n'entendait se relâcher en rien de la surveillance jalouse qu'il exerçait sur Ifôî esprits. Cent cinquante ou deux cents personnes des deux sexes se réunissaient trois fois par semaine dans un rez-de-chaussée de la rue de la Paix pour entendre des discours et des lectures sur divers sujets d'histoire, de littérature, de poésie, de gé(^raphie. Le gouvernement, après avoir consulté le conseil supérieur de l'instruclion publique, décida qu'il était temps de soustraire le public à l'influence funeste que pouvaient avoir sur lulles doctrines subversives de M. Deschanel sur Corneille et sur Molière, el de fermer le salon de la rue de la Paix. Il défendit également la représentation d'un drame tiré du roman de Victor Hugo, les Misérables.
M . Emile Augier fut plus heureux . La représentation sur la
(t) Progrètdu Pai-de-Calaîs, ISAd.
Li FILS DE CIBOYtR. liJ9
scène du Théâtre-Français de sa comédie, k Fils de Giboyer, avait excité les plaintes de ia presse religieuse, indignée que l'auteur eût «osé faire comparaître sur les planches » les hommes mémos contre lesquels on voudrait ameuter » l'opinion ». Le publicavait en effet reconnu le plus célèbre des écrivains cléricaux sous les traits d'un des personnages de la comédie de M. Emile Augier; mais les feuilles religieuses avant de se plaindre auraient dû se rappeler les applaudissements qu'elles prodiguaient aux Arislopbanes de 48àB. Un acteur n'emprunta-l-il pas à cette époque la figure, les vêlements, les lunettes d'un socialiste fameux? Une actrice, copiant les Irails d'une femme à qui la France doit peut-être ses plus vives émotions littéraires, n'essayat-elle pas de la livrer à la risée publique sous le nom de l'héroïne d'un de ses romans? Mais si les feuilles cléricales, qui tressaient des couronnes aux auteurs de ces charges ignobles, n'étaient pas en droit de se plnîndre du portrait tracé par fauteur du Fils de Giboyer^ elles pouvaient du moins constater que la scène n'étant pas libre, M. Emile \ugier jouissait d'immunités particulières, et qu'il frappait ses adversaires avec des armes dont il ne leur serait certainement pas permis de se servir contre lui. Les amis de l'auteur du Fils deHUboyer répondirent en rappelant aux journaux religieux leurs fières déclarations à l'époque de la dissolution du conseil général de la Société de Saint- Vincent de Paul. Ne disaient-ils pas alors, en effet, que c'est ne rien entendre à la liberté que de ne pas respecter dans autrui les droits dont on est privé soi-même, et que la liberté pour n'être que le privilège de quelques-uns n'eu est pas moins la liberté ?
Le journalisme religieux ût remonter ses plaintes jusqu'à l'Empereur, auquel il reprocha d'avoir autorisé la repré-
!.,.„. A,OOglC
sentalion du Fils de Giboyer malgré la censure. I^ Momteitr du 8 décembre 1852 se crut obligé de démentir cette assertion :
« Un journal du Eoir prétend que la pjiïce'de M. E. Aubier aurait été défendue parla commissioii d'eiatneo.elque l'Empereur sérail ioiervenu perscnnellemeot pour faire lever l'interdît.
» Celte double assertion est dénuée de fondement. La pièce de M. E. Augîer n'a jamais été défendue et la haute iotervention de Sa Hiyesté ne s'est exercée en aucune façon au sujet de cet ouvrage, b
M. Emile Augier ne craignit pas de discuter celte noie dans une lettre adressée a» rédacteur en chef de XOpinion nationale :
<s Mou cher tnonsieur Guéroull,
n Au fond, la recliricaiioa du Moniieur est une question de maU : elle est juste en ce sens que ma pièce n'a pas élé défendue ; mais seulement retenue par la commission de censure, pour des modiflcalions qu'elle voulait m 'imjioser et que je ne voulais pas faire.
a Après vingt et un jours d'attente et, de guerre lasse, j'ai retiré U pièce du théfliro; le Icndïmain. elle a élé aulorisée satis condiiioiu et mns examen par une libéralité qui a bien \ou1u me juger capable do porter la responsabilité de mes actes.
» Agréei, etc.
>i Éhilb Augieb. »
Une de ces cérémonies théâtrales dont le retour fréquent cDQOussait l'attrait, l'inauguration du boulevard du Prince- Eugène, fournil à l'Empereur entouré de ses niiiréchaux, ayant à ses côtés le prince Napoléon et le prince Murât et en face de lui l'Inipératrice assise sur une estrade, l'occasion de prononcer nu de ces discours vides et pompeux dont il était si prodigue, et dans lequel se trouvaient mêlées, àTi'loge fort esagéré du prince Eugène, des digressions sur la boulangerie, l'assistance publique et le prêt d'honneur, n l'œuvre de 1 Impératrice qui,, mettant des capitaux à la n portée des artisans honnêtes el laborieux, fera mentir le » vieux proverbe çi^on ne prête qu'au riche » .
RfCEPTlOH DE H. DE BCDBERG AUX TUILERIES. 101
M. Haussmann, préfet de la Seine, partagea les honneurs de la fôte avec le prince Eugène. L'Empereur le félicita surtout d'ouvrir des rues spacieuses, des jardins, des monnmenlè, en développant l'assistance publique, en multipliant les édiBces religieux et les bâtiments scolaires, « sans compromettre en rien l'état prospère des finances de la Ville » .
Le conseil municipal avait donné le nom de ta reine Hortense à l'un des boulevards voisins de celui que l'Empereur ioaugurait. Napoléon III, après avoir exprimé combien il était touché de « ce mouvement spontané de la population ù , ajouta : « Les noms à inscrire sur le marbre ne doivent pas élre le privilège de ma Famille. » La nouvelle voie- de communication destinée à remplacer le canal Saint- Martin, au lieu de porter le nom de la reine Hortense, devait donc prendre celui de Richard Lenoir, « qui de » simple ouvrier devint l'un des premiers manufacturiers » de France, que l'Empereur décora de sa main, et qui » employa une fortune noblement acquise à soutenir ses » ouvriers pendant les mauvais jours et à les armer lors- » qu'il fallut repousser l'invasion étrangère » .
Le soir, une brillante illumination appela la foule sur k' parcours de ce nouveau boulevard, dont le^ maisons n'attendaient plus que des locataires.
La réception de M. de Budberg pour remettre à l'Empereur les lettres qui l'accréditaient en qualité d'ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de l'empereur de Russie, eut lieu aux Tuileries quelques jours après l'inauguration du boulevard du prince Eugène. Les discours prononcés à celte occasion tranquillisèrent un peu les esprils alarmés par les événements de Pologne. L'Empereur affecta, dans sa réponse à M. de Budberg, une très-grande cordialité. Après s'être félicité des rapports qui existaient depuis six ans
eulre l'empereui' de Russie et lui, il ajouta : a Us ont d'au- » tant plus de chance de durée qu'ils sont nés d'uoe sympa- » thiemuluelleet des inlérètsviïritabics des deux empires.»
Le coton américain n'arrivait plus en Europe, par suite de la guerre entre les États du Nord et ceux du Sud; les souffrances des ouvriers cotonnici's devenaient chaque jour plus poignantes. Le Siècle ouvrit en leur faveur une souscription dont le produit dépassa 100 OOU francs. Un comité se forma d'un aulre côté pour recueillir les dons. Le pape et le comte de Chambord lui ejivoj èrent chacun la somme de 1 0 000 francs. Le chef de la branche atnée de la maison de Bourbon semblait chercher depuis quelque temps à attirer sur lui l'attenlion publique. Il Ggura parmi les nombreux curieux que l'exposition de l'industrie attirait à LoRdres, et les journaux annoncèrent que pendant son séjour daus cette ville, il avait fait une visite à la reine Marie- Amélie. On crut cette fois que la fusion allait cnGn réussir, mais on sut bientôt que tout s'était borné entre la taule et le neveu à une entrevue personnelle à laquelle les fils de Ij)uis-Philippe n'assistaient pas. Le duc de Monlpensier et le comte de Chambord se rencontrèrent à l'e-xposiliou suis se reconnaître. Les journaux légitimistes affectèrentd'altacher une grande importance au voyage du chef des Bourbons de ta brauche aînée à Londres. L'un d'eux s'applaudissait de ce que le comte de Chambord s'était « mis en » communication intime avec l'esprit commercial, industriel u et artistique de la France b ; un autre s'écriait, en parlant de la présence du royal voyageur en Angleterre : « Sou M séjoui- à Londres est un fait mémorable dans la vie de » l'auguste prince ; il y puisera de nouvelles espérances et » de nouvelles forces pour accomplir ses destinées. »
L'année 1862 vit la résurrection officielle du litre de
LA PRESSE ET LE GOtJVERNEMEMT. 198
duc déceraé à M. de Morny et fut également témoin de la résurrection du titre de chevalier. Napoléon I", qui n'osa pas Taire des marquis, créa des chevaliers. Napoléon lU ■paraissait vouloir se borner à faire des ducs, tout au plus des comtes, mais le nombre des demandes relatives au litre de chevalier héréditaire de l'Empire adressées au conseil des sceaux était si considérable, que cédant à l'empressement des sotlieiteurs il donna l'ordre de faire droit à celles qui se trouvaient dans les conditions voulues. Les mesures de ce genre, qu'un ridicule mérité aurait dû atteindre, n'arrivaient même pas à la connaissance du public. Les journaux les passaient sous silence, ne pouvant les critiquer par crainte des avertissements ; car le gouvernement profitait de toutes les occasions et de tous les prétextes pour appesantir son bras sur eux avec une rigueur qui, loin de fléchir, redoublait avec le temps. L'histoire de la presse, depuis le coup d'Ëtat jusqu'à la fin de 1860, n'est en effet qu'un long martyrologe. La persécution recommence le 29 janvier 1861, par un avertissement donné au Courrier du dimanche et par l'expulsion hors du territoire français de M. Ganesco, auteur de l'article qui a motivé la mesure de rigueur prise contre le journal.
M. de Persigny, pour justifier cette brutale expulsion d'un homme investi du titre de rédacteur en chef, malgré son origine étrangère bien connue, eut recours à l'artifice d'une lettre adressée à un de ses amis d'Angleterre dans laquelle, en protestant de son penchant pour la libre discussion des actes du gouvernement, il déclara que sa tolérance n'irait jamais jusqu'il permettre des attaques contre le principe des institutions impériales et la dynastie.
Le sénatus- consul te autorisant la publicité des séances du Sénat et du Coi^ législatif au moyen de la reproduc-
TAXILI KLOBD, Ul — 13
tioD du compte rendu sténographique officiel, avait créé unenourelle cause de conflits entre le gouverneoient et la presse, et par ccHiséquent une nouvelle cause d'alarmes pour elle. Tout était ténèbres dans l'interprétation de ce sénatusconsulte. Une circulaire de M. de Persigny permettait bien toute discussion, à l'exception de celles qui touchent au principe du gouvernemeut, mais le décret du i7 février 1852 n'interdisait pas non plus formellement l'appréciation, le jugement des débats du Corps législatif, et cependant peu de temps après la promulgation de ce décret, un journal, qui s'était cru le droit de discuter uue séance, reçut un avertissement; les autres se le tinrent pour dit, et depuis, aucune feuille n'avait osé se risquer sur ce terrain. Les journaux étaient-ils privés du droit dont ils jouissaient sous les régimes antérieurs, de recueillir par un stént^raphe attaché à leur rédaction les débats l^islatifs, de restreindre telle portion de ces débais et de développer telle autre, selon qu'elle leur paraîtrait plus ou moins intéressante, ou en empruntant la stén(^raphie du Monitetir, seraient-ils obligés de l'emprunter en totalité? Le sénatusconsulte relatif aux modiQcations à introduire dans le régime du Corps législatif et par conséquent dans celui de la presse ne contenait aucune disposition formelle à ce sujet ; M. Troplong se contentait de dire dans son rapport que les journaux conservai«it la faculté de reproduire, d'après le compte rendu officiel exclusivement, la partie des débats qui leur semblerait la plus utile à communiquer à leurs lecteurs, avec l'obligation de la publier textuellement, ainsi que les parties du compte rendu des séances ultérieures- qui s'y rattacbaient. L'appréciation des débats était libre, selon le président du Sénat, à la condition de ne pas tomber dans le compte rendu. Mais comment éta-