‹ Histoire du second empire (1848-69) (volume 2)Chapitre 50 sur 148 · A,ooglc · texte numérisé non relu

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U FORTUNE DU CURGË. 273

l'uiue pour le pays où il existe ; il avilit les maîtres autaat que les esclaves, il voue les premiers à la routine, les se- 4M>nds à la paresse, et la Dation tout eolière à un élatconaplel d'infériorité morale et matérielle à l'égard des autres nations. L'aristocratie qui naît du péonage s'en sert pour avilir les masses; le corps judiciaire qui lut donne la .sanction légale, le clergé qui le proclame d'institution divine et qui l'exploite avec àpreté, l'armée, composée des malheureux qui le subissent, au lieu de fortiûer là société, ne sont pour elle que des causes de dépravation et de faiblesse. L'esclavage n'est pas incompatible avec la grandeur, du moins passagère, d'une société ; le péonage la rend impossible.

Les conquérants du Mexique en partagèrent les terres avec la couronne d'Espagne et avec le clergé. La part faite à ce dernier représentait le cinquième environ de la propriété foncière. Celte part s'accrut de concessions gratuites de terres et de dons considérables en aident, faits par le domaine royal et par les vice-rois, et destinés à favoriser l'établissement des couvents dans un pays qu'on voulait conquérir par la religion et par la force. Les donations ^nlre-vils et par testament, la dtme prélevée d*abord en oaiure sur tous les produits agricoles et plus tard convertie «n une somme d'argent, les prémices {premicias) exigée» jusqu'en lS:}â5urles bénéfices commerciaux, industriels, gains de toute nature, les droits paroissiaux, le casuel, les droits et frais prélevés par les membres du clei^ chargés de l'état civil sur les actes de naissance, mariages et décès, étaient pour lui la source de revenus immenses, qu'il employa en prêts sur hypothèques au taux de 5 et de 6 pour 100, et qui firent de la caisse du clergé à peu près l'uiiique établissement de crédit au Mexique. Ces sources portèrent

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s?» L'EUPIKE.

pendant trois siècles et demi la fortune du clergé à »o chiffre qu'un falslorieD du Mexique (1) évalue au quart et même au tiers de ccUo du Mexique tout entier. La nécessité de Tciller à la conservation de ces biens immenses ne permettait pas au ciei^é de se désintéresser des affaires temporelles et de se soustraire à l'influence qu'exerce la trop grande richesse sur les corps constitués aussi bien que sur Ifcs individus. Le clergé prétait' donc son appui à l'État en façonnant les esprits à l'obéissance passive; l'État, de sob côté, laissait le clergé maître de s'enrichir et d'agrandir son immense domaine.

L'exemple de l'Amérique du Nord secouant te joug de la mère patrie, et de la France accomplissant sa grande révolution, ne passa point cependant inaperçu au Mexique. Le pouvoir de Tinquisitiou et celui des vice-rois en reçurent un ébranlement dont les effets se manifestèrcut au début de la guerre entreprise par Napoléou 1" contre l'Espagne. \J aywfitamientQ .de Mexico, à cette époque, demanda quelques réformes au vice-roi Hurigarray. L'aristocratie espagm>le, voyant que celui-ci ne paraissait pas éloigné de les accorder, n'hésita pas à frapper un grand coup. -\j& vice-roi fut enfermé dans les cachots de l'inquisition, Ym/yniamietUo dissous, et les conspirateurs signitièrent aux partisans des réformesque, «tantqu'ily aurait au Mexique » un mulet de Castille^ c'est à lui que le pouvoir a[^r— » tiendrait, et non à un Mexicain, n

La révolution couvait cependant dans les rangs du bas clei^, composé de créoles, de métis et d'Indiens, repousses de toutes tes dignités ecclésiastiques. Le curé Hidalgo, arrivé à l'âge de soixante ans, leva l'étendard de la révotte,.

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se batlit comme un jeune bomme, remporta de nombreux succès et menaça même Mexico ; mais, livré par un de ses officiers aux Espagnols, il fui passé par les armes. Morales, autre curé, continua la lutte commencée par Hidalgo et tomba comme lui sous les balles ei^pagnolcs. Deux choses manquaient à l'insurrection : un chef capable de réunir les guérillas éparses, et l'appui des créoles, encore unis [>ux Espagnols. Iturbide lui apporta cette <ionble force. Créole lui-même, officier de l'armée espagnole, entièrement dévoué au clergé, il avait fuit une guerre impitoyable aux insurgés; cependant depuis l'acceplalion de la conslitution par Ferdinand VU, le clergé mexicain, voyant ses biens iodireclement menacés par les lois des Corlès pour la sécularisation des biens de l'Eglise, crut devoir favoriser la cause de l'indépendance avec l'arrière-pensée de faire tourner son triomphe au pro6t de ses inléréls. Iturbide devint son homme, et, sous la direction de ce chef, le mouvement insurrectionnel, inspiré jusqu'alors par l'exemple des Etats-Unis et de la France, cessa, par l'accession de l'armée et du clergé, d'être national et républicaio pour devenir monarchiste et semi^spagnol ; car le plan dlguala^ dans lequel llurbide formula les articles de l'organisation future du Mexique, tout en proclamant la séparation entre ce dernier et l'Espagne, offrait la couronne à Ferdinand VII ou à un infant. Iturbide, bientôt victo- ■rieux, entra le 21 septembre 1821 à Mexico. Le vice-roi O'DûDoju reconnut l'indépendance du Mexique par le traité de Cordova. I^ refus des Corlès de ratifier ce traité rompit les derniers liens' entre l'Espagne et son ancienne colonie. Les évéques et les généraux mexicains déclarèrent que le salut de la patrie exigeait la création immédiate d'ca monarque. Ils improvisèrent Iturbide empereur, cl les.

habitants de Mexico eurent le spectacle d'un sacre imilé de celui de Napoléon I" et, bientôt, d'une cour avec sa hiérarchie et soii étiquette.

Les membres du bas clet^é, les mineurs, les paysans avaient levé les premiers l'étendard de l'indépendance sous l'inspiration répubhcaine; le haut clergé et tes officiers de l'armée se rallièrent habilement à la cause de l'insurrection, lorsque son triomphe n'était plus qu'une question de temps, et la détournèrent de sa direction première. Ils recueillirent, par la réalisation du plan dlguala, les fruits d'une l'évolution qu'ils avaient combattue; l'élément civil ou républicain, l'élément clérical, l'élément militaire, réunis un moment, ne tardèrent pas à se séparer et à entamer sur un terrain nouveau la lulte qui explique seule l'histoire du Mexique depuis la guerre de l'indépendance. Le nouvel empereur s'aperçut promptement qu'en croyant fonder une monarchie il n'avait fait qu'ouvrir l'ère des pronunciamientos militaires.

Les frères d'armes d'Iturbide, jaloux de sa fortune, se réunirent pour le renverser. Le général Sanla-Anna et Guadalupe Vitloria, l'un des chefs des vieilles guérillas, chassèrent Iturbide, et l'empire fit place à une république dont Guadalupe Vittoria fut élu président. Iturbide, exilé, rentra bientôt au Mexique pour tenter une restauration; il y trouva la mort.

Un ^Dronune/ûmwrtto avait fondé l'empire, mu pronunciamiento fonda la république. Le Mexique, devenu dès lors le théâtre permanent de conspirations de caserne, n'eut plus pour tout régimequ'une dictature, tanlôtâbsolutiste, tantôt libérale, selon te caractère ou les intérêts du dictateur. Le clergé et l'armée, quelquefois, divisés, jetaient périodiquement le trouble dans la République. Les chefs de bande ne

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maiiquaieiil pas, d'ailleurs, et trouvaient aisément des soldats dans une population ignorante et ruinée. Le clergi^ Jeur Cotirnissait au besoin des subsides; la (guerre civile était, grAce à lui, en permanence. Le parti clérical, devenu républicain par nécessité, travaillait à faire prévaloir la forme centraliste ; tandis que le parti libéral, à l'exemple des États-Unis, restait ûdèle à la forme fédéralive et cherchait à la défendre avec ses faibles ressources contre les attaques d'un clergé appuyé sur l'armée et maître de toutes les richesses du pays.

L'histoire du Mexique, depuis 1$*2& jusqu'en 1S55, n'est en quelque sorle que l'histoire de Santa-Aona. 11 commence par s'effacer derrière (îuadalupe Vittoria; mais, à peine Pedraza vient-il de succéder à ce dernier, qu'il se prononce contre lui au cri de : Dehors les Espagnolsl Pedraza est chassé, Guerrero prend sa place, et Bustamenle devient vice- président. Les Espagnols sont expulsés. Le gouvernement de Madrid, à la faveur des dissensions auxquelles le Mexique est en proie, tente vainement d'y rétablir sa prépondérance. Les partis, un instant ralliés contrel'étranger, se séparent; laguerre civile recommence, Guerrero est obligé d'abandonner Mexico, et Bustamentu prend ta présidence ; Guerrero tente de nouveau la fortune,, il est pris et fusillé. Bustumetite ne jouit pas longtemps de sa victoire, Santa-Anna le renverse et rétablit Pedraza,. président éphémère auquel les élections de 1833 donnent Santa-Anna lui-même pour successeur.

Iji constitution fédéralive de 18'24 gênait Santa-Ânna, mais il n'osait la supprimer proprio motu. Le général Durosa se met fort à propos à la léte d'une insurrection puur forcer le président h prendre la dictature. Santa- Anoa, indigné, marche contre les rebelles aux acclama-

lions du parti libéra), les bat, et exile leurs chefs Dnrosa et Arista. Les libéraux sonL dans l'enchantement, ils ont enOn «n homme sui" lequel ils peuvent compter. Le Congrès vote ■ une loi pour supprimer les privilégiées du clergé et de t'armcc. Sanla-Auna se retourne aussitôt contre lui, le disperse, rapporte les lois de réforme, et rouvre le Mexique aux Espagnols, qu'il en a lui-même chassés. 1^ nouveau Congrès, élu sous l'iniluencc du clergé et de l'armée, prouinlgue la couslitution de 1835, qui concentre tous les pouvoirs aux mains de Sauta-Anna.

La cométiie politique jouée par Santa -Anna avait réussi ; mais la guerre qu'il entreprit contre les Tcxiens, qui voulaient se séparer du Mexique, ne fut pas aussi heureuse. Le président, battu, et n'osant pas rentrer à Mexico, se léfugie à Vera Cruz; le Congrès confie la présidence intérimaire à don José Caro. Santa-Aona n'en sollicite pa:> moins les suffrages des électeurs aux élections suivantes; il obtient à peine quelques voix. C'est Rustamente qui est ■élu.

Le premier démêlé du Mexique avec la France surgit sous la seconde présidence de'Bustamenle. L'escadre du ■contre-amiral Baudin parut devant Vera-Cruz; Santa- Anna, saisissant l'occasion de réparer sa défaite, demande le commandement des troupes; il est battu, et il perd une jambe en voulant s'opposer au débarquement des Français. Le bombardement de Saint-Jean d'Uloa, suivi de l'acceptation de l'ultimatum de la France, mil fin à la guerre, le 19 août 1830.

Ces événements avaient fort affaibli le parti clérical et rendu quelque force au parti libéral, qui prit bientôt les -armes. Santa-Anna revient à lui, prend le commandement ■de ses forças, met en déroute l'armée de Bustanaente,

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remonte au fauteuil présidentiel el rétablilla constitution de i83à ; mais, pendant qu'il guerroie contre les dissidents, le Congrès le dépose et proclame Herrera piésident. Santa- Anna revient pour lui disputer le pouvoir ; il est vaincu et exilé à perpétuité en 1 8/i5, au moment oii le gouvernemenl américain allait annexer le Texas à la république des Ëtats- Unis. Santa-Anna quitte la Havane où il s'était réfugié, débarque à Vera-Cruz, prêche la guerre à outrance et est porté à la présidence par le flot des passions populaires qu'il soulève. Battu sous les murs de Mexico, il est obligé de se démettre de ses fonctions; son successeur traite avec les États-Unis, et leur cède le Texas el la Californie. La paix ramène Herrera au pouvoir jusqu'aux élections, qui donnent la présidence à Arista, l'un des chefs du parti libéral. Le clergé soudoie des bandes nombreuses; Arista, découragé, donne sa démission. Don Juan Caballos, nommé président provisoire, est renversé à la suite d'un pronunciamento par Lombardini, qui ne tarde pas à céder la place à l'inévitable Sanla-Anna; cette fois il se présente en maître, s'adjuge la dictature à vie et le titre d'Altesse sérénissime; c'était un pas vers le rétablissement de la monarchie. M. Gatierrez de Estrada, chargé par lui à cette époque, c'est-à-dire en 1853, au moment où l'Empire s'établissait en France, de se rendre en Europe et de colporter le sceptre du Mexique de cour en cour, n'en trouve pour le moment aucune disposée à l'acheter. Son Altesse sérénissime était-elle de bonne foi dans ses propositions, ou Santa-Anna, alléché plutôt qu'effrayé par le »rt d'Iturbide, cherchait-il à créer un courant de sentiments monarchiques qui le porterait plus tard lui-même au trdne? C'est un point resté douteux ; ce qui est certaiu, c'est que, pendant qu'il manigançuilen Europe parl'in-

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terinédiaire de Gutierrez de Ëstrada, les libéraux, soulevés rontre sa dictature, gageaient chaque jour du (crraio sous lo commandement d'Alvarez et de Conionfort, qui l'obligèrent, le9aoât1855,às'enruirde Mexico, où il ne devait plus rentrer.

Le clergé et l'armée jusqu'ici, sauf pendant de courts intervalles, ont gardé le pouvoir. La chute déOnitive de Santa-Ânna est le point de départ d'une situation nouvelle. Le parti républicain Fédérulisle entre en scène sérieusement. Alvarez, organisateur du mouvement contre Santa-Anna, cède presque immédiatement la présidence à son colique Comonforl, après avoir convoqué une Constituante qui rédige la nouvelle constilutioD sous l'inspiration li'un simple avocat indien, M. Benito Juarez, né en 1809 dans le petit village de San-Pablo Guelalao, près de Oajaca. Son père et sa mère, de pure race indienne, travaillaient aux champs pendant qu'il gardait les troupeaux. Il perdit ^es parents fort jeune. L'orphelin, recueilli et maltraité par un oncle, s'enfuit à Oajaca chez sa sœur, qui le plaça dans la maison d'un carme déchaussé. Ce moine le mit au séminaire, après lui avoir appris à lire et à écrire. Il voulait le faire prêtre; mais l'cnfaut, préférant le droit à la théologie, quitta le séminaire pour l'école de droit. Benito Juarez était avocat en 183^, député à la législature il'Oajaca en 1836, secrétaire du gouvernement de l'État en lS/i5, et l'année suivante député au Congrès national. Le président venait de proposer une loi pour autoriser le gouvernement à contracter un emprunt de lA millions de dollars hypothéqués sur les biens du clergé. Lb Congrès, partagé en deux camps, hésitait; Juarez enleva le vole en faveur de l'impôt. Le parti clérical, battu sur le terrain légal, s'empressa d'en appeler à la force. Un prontmcia-

JUAREZ, PRÉSIDENT DE LA COCR SUPBËHE. 281

menio rendit le pouvoir à Sanla-Anna : le Congrès fut dispersé, et Juarez, rentré dans sa province, fut nommé en 1867, par ses compatriotes, au poste de gouverneur de l'Étal, qu'il conserva jusqu'en 4852; envoyé en exil à la Havane par Santa-Anna, il quitta cette tle pour se rendre à la Nouvelle-Orléans, oii il resta jusqu'en 1855. Traversant alors l'isthme de Panama, il se rendit à Acapulco, où- Alvarez el Comonfort tenaient ta campagne à la tôte des forces libérales. Le premier, devenu président, nomma Juarez ministre de la justice. Le nouveau ministre, convaincu de la nécessité desupprimer les privilèges de l'armée, d'établir le suffrage universel et de résoudre la question des biens du clergé, rencontra dans Comonfort un partisan peu résolu, sinon un adversaire de ses idées. Juarez, néanmoins, parvint à faire signer au président une loi de réforme judiciaire qui supprimait les tribunaux exceptionnels, ecclésiastiques et militaires.

Juarez prit une grande part aux débats du Congrès conslituant. Les progressistes l'opposèrent à Comonfort, aux éleclions présidentielles. Celui-ci l'ayant emporté, Juarez fut nommé président de la Cour suprême, litre auquel est attaché, en vertu de la constitution, la fonction de viceprésident de la République.

La nouvelle constitution établissait l'égalité des cultes, l'état civil et la suppression des juridictions exceptionnelles. H n'en fallait pas davantage au clergé pour recommencer la guerre civile. Le général Zuloaga se souleva, le 17 décembre 1857, au cri de : Abrogation de la constitution, dictature de Comonfort I Ce dernier, faible et indécis, se laissa facilement entraîner, sous la double influence de l'armée et duclergé.àrenverser, le 17 décembre 1857, la Constitution â Itiquelle il avait prèle serment seize jours auparavant.

Comprenant bienlôt qu'il n'était qu'un instrument aux maÎDS de la réaction, it voulut résister, mais n'ayant pour lui ni le droit qu'il avait violé, ni la légalité représentée par l'assemblée nationale, ni la force, il partit pour l'Europe, et Zuloaga Tut proclamé président à Mexico par les cléricaux; mais la possession de la capitale n'est pas tout dans une république fédéralive. L'assemblée s'était retirée à Goanajuato; le président de la Cour suprême de juslice, Benito Juarez, était devenu président de la République en vertu de l'article 7 de la constitution. Le gouvernement légal n'était donc plus à Mexico, mais là où se trouvait l'assemblée. Zuloaga,installéà Mexico et suivant docilement les ordres de la réaction, se garda bien de réunir un congrès. Une assemblée de trente notables le nomma président, et par un étonnant mépris de tous les principes du droit public et de la lexique, les ministres étrangers s'emprcs- .sèrent de reconnaître un président si singulièrement nommé. L'élu des trente notables s'empressa d'abolir de sa propre autorité la loi de desamortizacion, força les acquéreurs des biens du clergé à les restituer, et rétablit les juridictions exceptionnelles; mais ses coffres restaient vides. Zuloaga -émit pour plusieurs millions de bous portant la signature du ■clergé et mit sur le pays une contribution de 1 pour 100 sur tout capital meuble et immeuble, employé ou pouvant être employé dans une industrie quelconque, l-a guerre civile recommença; les pailisans de Zuloaga se divisèrent, et les dissidents firent des ouvertures à Juarez qui les repoussa. Robles, chef des dissidents cléricaux, renversa Zuloaga, réunit une assemblée cette fois de dix-sept notables, qui proclama président un jeune chef de bandes nommé Miramon, lequel de détrousseur de voyageurs et •de voleur dediligences, était devenu pillard déformes; de

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