EIIPËDITION KU ME.X[QUE
(SDITE)
SoMNAiKE. — HÉgociaUon» diplomatique a. — La «oiwenUon de Londres. — Le* EspBgnoli devancent lei Anglais et le« Françaii au Mexique. — Ils occupeni Vers-CruE. — Hanifetle des coaimiisBires alliés. — Préliminaires de la Soledad.
— Leur rupture. — Conférence d'Orliaba. — La confirence se sépare brusqaement. — DinoncialioD de la rupture des préliminaire a. — Attaque d'Oriiaba par le gÉnèral Lorencei. — Pronuncianienio de celte ville en bveui d'Almoiite.
— Harehe sur Puebla. — £chec de l'armée frangaiie. — Suite des affaires de l'intervenlioD. — Période Lorenceî. — Emoi de nouvelles troupes au Mexique. ■
— Le (ènéral Forejr remplace le général Lorencei. — L'opinion publique et le Heiique à la Un de l'année 1862.
Les motifs invoqufe par l'Espagne et par le gouvernement impérial pour porter la guerre au Mexique n'étaient quedes prétextes. La vérité est que les royalistes mexicains, soutenus par le clergé espagnol, avaient trouvé auprès àe la reine Isabelle H, toujours ardeute à soutenir les intérêts de l'Église, le même accueil qu'auprès deVimpératrice Eugénie. D'obscures intrigues relalivesà une candidature possible au trône futurdu Mexique, s'élaienl nouées à Londres dans le courant du mois de juillet. La perspective d'une couronne éblouissait plusd'uo personnage, en Espagne, en dehors même de la famille royale. Quant à Napoléon UI, oulre ses mobiles personnels, haine du césarisme conlre la république, amour-propre de distributeur de couronnes, besoin d'occuper les esprits, de satisfaire l'activité et l'ambition de l'armée, mirage de l'or, appât des richesses à extraire du sol le plus riche en métaux précieux et en diamants, il suivait l'impulsion secrète communiquée par M. de Momy à lui et à ceux qui l'approchaient.
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La promulgation de la loi du 17 juillet suspendant la remise des recettes des douanes aux puissances, permit à ces causes diverses et puissantes de produire leurs effets, et fournit aux gouvernements de Madrid et de Paris uit prétexte pour donner le changeàl'opinion. Le parti conservateur en Espagne et une notable fraction du parti libéral demandaient à grands cris que le gouvernement agtt contre le Mexique, diU-il agir seul. Le gouvernement ne demandait pas mieux, mais il n'aurait pas été fàcbé cependant d'écbanger quelques idées à ce sujet avec les cabinets de Paris et de Londres. Le ministre d'État espagnol, M. Calderon Collantes, écrivait au ministre de la reine ti Londres : « Si l'Angleterre et la France conviennent d'agir « d'acord avec l'Espagne, les forces des trois puissances se » réuniront tant pour obtenir la réparation de leurs injures M que pour é/aô/ïV un ordre régulier et stable au Mexique. Si » ellesseséparent de l'Espagne, le gouvernement de la reine » obtiendralessatisfactionsqu'ilest en droit de demander en » employant ses propres forces. » Le ministre d'Élat, conformément à celte dépêcbe, donna des ordres au capitaine général de Cuba, le 1 1 septembre, de faire les préparatifs pour diriger des forces sur le Mexique, et par une autre dépêche du 16, il chargea son représentant à Washington d'informer le secrétaire d'État, M.Seward, de la résolution prise par le gouvernement de la reine.
Le gouvernement anglais, prévoyant les compliiiaiions de l'avenir, fît demander ii Madrid « si le gouvernement de la reine Isabelle voyait un inconvénient à compter avec les États-Unis pour combiner une action collective au Mexique. » Le ministre d'État répondit qu'il n'avait pas d'objection ii faire contre celte proposition, en ajoutant cependant, comme si l'on eiU été encore au temps de Cbarles-Quint :