‹ Histoire du second empire (1848-69) (volume 2)Chapitre 64 sur 148 · SESSION DE · texte numérisé non relu

SESSION DE

SoNiuiiE. — Ouierlure de U Ktiian l« 12 jinrier 1S63. — DUcauH de l'EmperenT. — U conlienl la rerue rJLrospcclive dei ftiti depuii 1857. — Séoal. — DitCMiaion iténérale de l'adresie. — Le baron Dupin prend seul la parole. — Mtcnuion dea paragraphii. — Discour* de M. ThouTenel. — Diicusiion des pétillons SUT la Pologne. — Discours de M. Billanll. — PélitiondeM. Dsriinon au Sénal pour demander In dfnniljon de la liberU du eoiupte rendu. — Corp* l^ilatir — DiKustion de l'adreRw. — MH. Plichon el Leinereier ituqueni les candidalurea ollldellea. — Discours de H. Smile Ollivier, — Réponse de de M. Baroche. — La queillon du Mexique. — Discours de H. lulei Favre. — H. Jérdme David approuve rexpédilion. — Lsd£creldel863 sur le nombre de* dépulé*. — Le (^r«iit du Comltïulionml et H. Aufuste Chevalier. — Modillcation de divers arliclrt du Code pénal. — Le budget. — Clôture de la

L'ouverture de la session législative eut lieu le 12 janvier 1863. Le discours impérial, qui devait jeter de vives lumières surlesqueslionspendanles.necoDtenait qu'une revue rétrospective des faiUaccoaiplisdepuisl857. Il signalait les guerres de Cochincbine et du Mexique comme une preuve glorieuse qu'il n'existait pas de contrée si lointaine que les armes de la France n'y pussent atteindre. Quant n l'Italie, « DOS armes ont défendu son indépendance sons pactiser v avec la révolution, sans altérer au delà du champ de » Itataille les bonnes relations avec nos adversaires d'un » jour, sans abandonner le Saint-Père, que notre honneur » el nos engagements passés nous obligeaient à soutenir » .

I^ discours impérial vantait les heureux effets du suffrage universel pour produire le calme chez un peuple : « aujourd'hui que tout le monde vote, il n'y a plus cette mobilité d'autrefois et les convictions ne changent pas au moindre souffle qui peut agiter l'atmosphère politique». Il

blSCOURS DE L'EMPEREUR. 353

niaDifestail le vœu de voir les électeurs envoyer à la prochaiae It^islature « des hommes préférant aux luttes stériles les discussions sérieuses, n L'Empereur aiinoQça que la session ne serait pas interrompue par une dissolution et que te gouvernement conseillerait aux populations de réélire lesdéputés qui depuis cinq ans s'étaient associés avec tant de dévouement à sa politique : « Devancer le terme fixé [mr la » Constitution eût été un acte d'ingratitude envers laFrance, 0 de défiance envers le pays. » Il termina son discours en disant qu'il restait beaucoup à faire pour perfectionner les institutions, mais que si les électeurs avaient à cœur de faciliter l'œuvre commencée, ils n'avaient qu'à envoyer à la nouvelle Chambre des hommes qui, comme les ancieus députés, « acceptent sans arrière-pensée le régime actuel, o qui préfèrent aux luttes stériles les délibérations sé- » rieuses, et qui n'hésitent pas à placer au-dessus d'un » intérêt de parti la stabilité de l'État et la grandeur de » la patrie. »

M. Troplong rédigea l'adresse du Sénat avec sa pompe habituelle. Tout allait bien, même au Mexique : d'ailleurs « quand le drapeau est en face de l'ennemi, quand nos • braves soldats ont les regards tournés vers les encoura- B gemcnts de la patrie, il n'y a pas d'autre politique, pour 0 un corps délibérant, que de leur envoyer des témoignages 0 de son admiration. »

Le rédacteur de l'adresse approuvait avec complaisance le changement de politique du gouvernement à l'égard de l'Italie, et il en remerciait chaleureusement l'Empereur. La Pologne n'était pas mentionnée dans le morceau de rhétorique sorti de la plume du président du Sénat.

Le baron Dupin prit le premier la parole dans la discussion générale de l'adresse. L'orateur avait rappelé à ses collé -

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