‹ Histoire du second empireChapitre 11 sur 176 · I< L'I»IM · texte numérisé non relu

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blaieot ôtfe tout simplement mis hors la loi : le Prinoeprésident s'approchait-il d'une yille, on les enfermait comme suspects. « Hier et avant-hier, dit un journal de ^tmes (1), quelques arrestations ont été faites dans notre ville. Un certain nombre de personnes placées sous la surveillance de la police, avant l'acte sauveur du 2 décembre, à cause de leur exaltation politique, ont été l'objet de cette mesure toute de prévoyance. Nous croyons savoir que leur relaxation aura lieu aussitôt après le départ du Prince. «> Des mesures semblables furent prises à Moulins, Clamecy, Lyon, Saint-Etienne, etc. Malheur aux républicains qui se mêlent encore de politique. MM. Mezaisse et Josse (de Caen), à l'époque des élections pour le Corps législatif, écrivent à leurs amis : « le parti a résolu de s'abstenir » . Leur écriture est reconnue, ils sont arrêtés sous la prévention « de manœuvres électorales frauduleuses » . Ces deux citoyens, mis au secret pendant trois jours, détenus préventivement pendant trois semaines, enfin acquittés par le tribunal, restèrent en prison trois semaines de plus par la seule volonté du préfet du Calvados (2), qui leur fit signifier verbalement un beau matin qu'ils avaient quatre jours pour quitter la France.

La police signalait le moindre acte d'opposition, et les tribunaux le punissaient avec sévérité : M. Selles, ancien conseiller à la cour d'appel de la Martinique, et M. Coqueray, directeur d'assurances à Versailles, furent condamnés à la prison pour résistance aux agents qui voulaient les forcer à saluer le Prince-président.

(1) Courrier du Gardy & octobre 1852.

Pierre Leroy.

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