‹ Histoire du second empireChapitre 111 sur 176 · L'EMPEREUR D'AUTRICBB ARRIVE A L*ARMÉE · texte numérisé non relu

L'EMPEREUR D'AUTRICBB ARRIVE A L*ARMÉE

de mettre obslaoto k leurs mouvemaotcf rétrograder, La maiime de faire uq pont d'or à Tennemi qui m ^uve n'est pas toujours vraie, at* dans ce cas, elle était mal appliquée. Précisément, parce que leg Autrichiens vou^ taieot éviter I& bataille pour la livrer ensuite dans des Gondiiiona meilleures, il fallait les obliger h nm lutte ÎDfiessante, Ce ne fut pourtant que huit jours après )a bataille de Magenta que les Français, voyant que la re« traite de Tennemi sur le Mincio laissait libre leur flanc droit, se portèrent sur Brescia, par la route de Milan,

Les différents corps de Varmée autrichienne s'exerçaient cbaque année en reproduisant sur le terrain même le simulaere des opérations de guerre du temps de la Révolution française, Ces leçons allaient^elles recevoir Qne éclatante application? La position des deux armées permit bientôt de croire qu'une grande bataille ne tardemit pas a se livrer dam cm lieux célèbres où, dans la campagne de 4796, s'étaient livrés les f^ombata de Lonato et da Castiglione*

L'empereur FrançpiWosepb, qui venait de prendre le commandement en chef de son armée, était parti de Vérone le 18 juin, se dirigeant sur Lonato pour passer sas tfmip«s en revue. Les àm% empereun étaient en présenee.

La niMKdie^ en avant dea alliés, malgré la retraite des Autrjt^biena» s'opérait à petites Journées ; les divers corps s'avançaient rew^rrés l'un eotiti*e l'autrei toujours prêts à former leur lî^e de bataille défensive. Cette lenteur con^ traitait singulièrement avec le» marches hardies et les oonoeptiona rapides des généraux du temps de la Républi*' que, époque où la vapeur, les chemins de fer, les télé-^

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graphes électriques ne servaient cependant pas d'auxi* liaires à la tactique, et où les chefs avec des soldats mal payés, mal habillés, mal chaussés, obtenaient cependant des résultats prodigieux parleur importance et parleur promptitude, tandis que les généraux modernes, après une campagne signalée par tant de combats meurtriers et par une sanglante bataille, n'avaient réalisé que des avantages stratégiques presque insignifiants en comparaison des e£Ports tentés et du sang versé.

L'armée alliée venait enfin d'atteindre les limites de la Lombard ie; elle allait se trouver en face de rennemi qui avait eu tout le temps nécessaire pour relever le moral de ses troupes, leur donner du repos, disposer ses moyens de défense, réorganiser les colonnes d'attaque, assurer les communications et les lignes de retraite. La lenteur des Français peut, du reste, s'expliquer par les résultats si chèrement achetés de la bataille de Magenta, par la forte résistance qu'ils avaient rencontrée à Melegnano en attaquant seulement une partie de l'année autrichienne ; ils craignaient de s'engager au milieu des masses ennemies et de s'éloigner de leur centre d'approvisionnement. La Lombardie renfermait plus de 300 000 combattants des deux côtés, masse énorme et sans exemple dans l'histoire des guerres d'Italie. Les ressources fournies par les plus grandes villes de cette province, la plus riche de la Péninsule, suffisaient à peine à la nourriture du soldat pendant une journée; l'administration des vivres, obligée de nourrir ces masses d'hommes sans recourir aux réquisitions forcées, se trtmvait souvent dans la nécessité d'envoyer chercher do pain jusqu'à dix lieues à la ronde ; il fallait donc ralentir

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