‹ Histoire du second empireChapitre 131 sur 176 · S58 L*£UP1RE · texte numérisé non relu

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Barthi^emy, le docteur Lacambre évadés Ue la prisoB de l'Abbaye. Ledru-RoUia, Martin Bernard, £tienne Arago, Ck>nBidéraDt, Boichot» Nattier, expulsés de la Belgique où ils avaient espéré trouver un refu^ après le IS juin i8&9, se rendirent également à Londres qui était le \im d'asile des proscrits de toutes les nations. Ils se réunirent au nombre d'une vingtaine : Berjeau, Daratz, Ch. Delescluze, Dupont (de Paris), Etienne Arago, le général Ernest Haugh, L. Leclanché, Ledru-RoUin , Martin Bernard, Joseph Mazzi ni, D. Pilette, Podolecki, Rattier, Charles Ribeyrolles, Worcell, pour fonder le ProicrU^ journal de la répudliçue universelle^ paraissant tous les mois par livraisons de û8 pages in*8\ Le premier numéro, portant la date du 1^' juillet 1850, débutait par un manifeste de Ledru-RoUiu :

AU PEUrtE.

« Peuple, ceux qui te guident se trompent ou te trahissent.

)) Ils se trompent, en demandant è Thahilefé, au calcul, à rtaaetwi, le succès que tes ennemis n'attendent que de leur témérité.

» Ils te trahissent, s'ils te disent qu'après avoir subi, sans protester, le plus monstrueux des attentats, tu te retrouveras vaiâant et tout entier au jour du dernier péril, car il est plus facile de ne point accepter le joug que de le briser.

» L'audace, cette force des réToluiions, elle qui t'a lOQJoiirs fait victorieux, serait- elle passée de ton cœur au cœur de tes ennemis?

» Écoute-les parler : ce n'est pas de soixante ansj c'est de six siècles que la France doit reculer; ce qui leur faut, ce a'est mène pas ia monarchie bourgeoise, c'est la monarchie des bons vieux temps, avec son ignorance, ses superstitions, ses aristocraties insolentes, ses castes, ses extorsions, se^ (cireurs sanguinaires.

» Ainsi qu'à la veille de la Sainl-Barthélemy, ils saluent tous les jours, dans leurs gazettes, la guerre civile comme ia plus sainte de toutes les guerres, la plus agréable au Dieu des prêtres et des rms.

)) Ils sanctifient Tcpée, ils déifient la force.

» ËtoufTer la République, pour eux n'est poîit assez; il faut supprimer par le fer jusqu'au dernier des pensetirs, des soldats de la révolution.

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