‹ Histoire du second empireChapitre 147 sur 176 · LE PROGHAMMB DU 5 JANVIER · texte numérisé non relu

LE PROGHAMMB DU 5 JANVIER

coosommalioii sera donc uoe nécessité, ainsi que la sabstitaiion de droits protecteurs au système prohibitif qui limite nos relations commercîaies.

> Par ces mesures, Tanfricultore trouvera Técoulementde ses produits; rindustrie, affranchie d*entraves inlérieures, aidée par le gouvernement, stimulée par la concurrence, luttera avantageusement avec les produits, étrangers, et uotre commerce, au Heu de languir, prendra un nouvel essor.

> Désirant avant tout que Tordre soit maintenu dans'nos finances, voici comment, sans en troubler Téquilibre, ces améliorations pourraient être obtenues :

B La conclusion de la paix a permis de ne pas épuiser le montant de Temprunt II reste une somme considérable disponible qui, réunie k d'autres ressources, 8*élève à environ 4 60 millions. En demandant au Corps législatif l'autorisation d*appliqoer cette somme à de grands travaux publics et en la divisant en trois annuités, on aurait environ 50 millions par an à ajouter «aux sommes considérables déjà portées annuellement au budget.

a Cette ressource extraordinaire nous facilitesa non-seulement le prompt achèvement des chemins de fer, des canaux, des voies de naviga-> tien, des routes^ des ports, mais elle nous permettra de relever en moins de temps nos cathédrales, nos églises, et d*encourager dignement les sciences. les lettres et les arts.

a Pour compenser la perte qu'éprouvera momentanément le Trésor par la réduction des droits sur les matières premières et sur les denrées âe grande consommation, notre budget offre la ressource de Tamortissement, qu'il suffît de suspendre jusqu'à ce que le revenu public, accru par l'augmentation du commerce, permette de faire fonctionner de nouveau ramortL»seroent.

» Ainsi, en résumé : Suppression des droits sur la laine et les cotons ;

> Réduction successive sur les sucres et les cafés ;

a Amélioration énergiquement poursuivie des voies de communication ;

» Réduction des droits sur les canaux et, par suite, abaissement général des frais de transport ;

» Prêts à l'agriculture et à l'industrie ;

D Travaux considérables d'utilité publique ;

> Suppression des prohibitions ;

> Traité de commerce avec les puissances étrangères.

• Telles sont les bases générales du programme sur lequel je vous prie d'attirer l'attention de vos collègues, qui devront préparer sans retard les projets de lois destinés à le réaliser. Il obtiendra, j'en ai la ferme conviction, l'appui patriotique du Sénat et du Corps législatif, jaloux d'inaugurer avec moi une nouvelle ère de paix et d'en assurer les bienfaits & la France.

a Sur ce» je prie Dieu qu'Q vous ait en sa sainte garde.

• Napoléon,

• Pafadid«Tiin«ri«,la5J«iTiOTi860. •

606 L'SMPIRÊ.

La France apprit presque en même temps par le discours de la reine d'Angleterre au parlement qu'un traité de commerce venait d'être signé etitre elle et TEmpereur des Français. Ce traité se serait fait attendre longtemftt encore si Tannexion de la Savoie et de Nice n'avait pas refroidi les rapports entre le cabinet des Tuileries et les autres cabinets européens. Si la brochure le Pape et k Congrès fut écrite en vue de flatter les instincts et les intérêts protestants de TAngleterre par une manifestatiou contrôle pouvoir temporel, le traité de commerce eut pour origine le besoin de maintenir lord Palmerstoo au pouvoir, s'il faut s'en rapporter à la lettre (1) écrite par Tun des hommes qui ont le plus contribué à sa conclusioQ: a Ace moment, une négociation entrelaFranceetrAn- )» gleterre pour le changement du tarif des douanes frao- » çaises et la modification des articles du tarif anglais » concernant certaines productions importantes de ht D France» se présentait comme ayant des chances favora- » blés par le concours qu'y donnait l'intérêt politique des » gouvernements. Le cabinet dirigé par lord Palmer&ton » devait, s'il faisait un traité pareil, s'attacher les rcpré- » sentants des villes manufacturières et renforcer iTautaot » sa majorité, qui en avait grand besoin . î)e son côté, rein- » pereur Napoléon III craignait le renTersement de lord » Palmerston, chez Içquel il trouvait, dans ce temps-là, » des dispositions amicales, tandis que le parti tory lui » montrait des sentiments hostiles. \\ devait donc être » bien aise de donner des forces à lord Palmerston. »

M. Michel Chevalier se rendit en Angleterre au mois

(1) Uttre de M. Michel Chevalier I 11. A^ûMby tûl^i

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