ARRESTATION D£ L'UN DES AVOCATS
Le silence des accusés est le même pendant le délibéré. L'arrêt condamne :
c Raaolt, Lux, Gérard, Gopinot, de Méren, Maijet et Cabrât à la peine de la déportation; Montchirond, à dix ans de détention; Maltz, MaaUe et Turenne, à sept ans de détention ; Deney, Mailliet, Jaud, Gommés et Joiron, à cinq ans de détention ; FoUiet, Decroix et Alix^ à huit ans de bannissement ; Laugardiére, à cinq ans d'emprisonnement; Follot, à trois ans d'emprisonnement. »
Les accusés acquittés furent retenus en prison pour répondre à une prévention nouvelle, celle du délit de société secrète, qui devait les amener, ainsi que leurs coaccusés, le 10 janvier suivant, devant la police correctionnelle.
M* Hubbard, arrêté chez lui quelques jours après ce jugement, est conduit et écroué à Mazas. Son emprisonnement met le palais en émoi. La plaidoirie du jeune avocat n'en était pas la cause, comme on le crut d'abord. Un des témoins l'avait reconnu à l'audience et signalé à la justice comme la personne accompagnant chez Bratiano le porteur de la presse qui avait joué un rMe dans les débats. Le procureur impérial l'accusait d'être le complice de son client, et de faire partie d'une société secrète dont étaient membres les accusés du premier procès et dix-neuf nouveaux prévenus qu'on leur adjoignit. MM. Hubbard, Bratiano, Ribault de Laugardiére et Furet étaient en outre prévenus de détention d'une imprimerie claDdesline ; Deney, Gommés et Ruault, de détention d'armes de guerre; Augot, d'exercice de la profession de libraire sans brevet.
La 6* chambre du tribunal correctionnel, présidée par M. d'Herbelot, jugea cette affaire. Presque tous les accusés refusèrent de répoudre ; Lux et plusieurs autres
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déclaréreot que n'acceptant pas le gou?erqernent , ils n'acceptaient pas les juges nommés par lui. Le tri^iinalacquitta quatre prévenus sur quarante-six, et déclara que Puault,. Uw, Gérard? Copiqot, de Meren, Folliet, Montchirend, Ribault de Lau^ardière, Mariet, Gabrat, Dacroix, Alix, Mazille, Turenne, Mats, Jqirou, Commôs, Jaud, Deney, Maillet et Follot avaient fait partie d'une société accrète, avep cette circonstance, k l'égard des hi}it premiers, qu'ils en étaient les pliefs pu fondateur ; le jugement déclara également que Watteau, Furet, François, Pratjano, Al^voine, Tbirez, Baudy, Rftnc, Laflize, Martin, Lamy, Dot on, Delbos, Angot, flobin. Poisson, Caron, Jqubert, Bronsin pt pierpe-rïlugène ftégnier avaient fait partie (l'une société secrète, ayep pette circonstance qne les pinq premiers en auraient ét^ cbefs on fondateurs.
Wftttean, Furet, François, pratiano et Alavoine furent condamnés chacun h trois aps de prison et 5Q0 fr^os d'amende ; Thjre?, Bwply, Bftnp, ûflize, Mftrtin, Laniy, î)olop, Delbqs, Angot, ftobin, Poisson, C^rpn, J»ubprt, ftronsin et Régnjer (Pierre-Engène), pbftPPO à nn un 4e prison et lOQ frapcs d'amende et à la privation ide ]^w^ droits civiques pendant cinq ans.
M. Hubbard, atteint subitement d'une maladie ^r^ve, ne put être jugé que le 22 mars. 11 fut, malgré Tôloquente plaidoirie de Berryer, cond^mmé à trois ans dp prison et 500 francs d'amendCt comme chef fondateur de la société secrète, et, comme détenteur d'une presse clandestine, à 10 000 francs d'amende et six mois de pri^n, se confondant avec les trois ans ci-dessus prononcés, plus cinq aps d'intar^liction des droits civiques,