‹ Histoire du second empireChapitre 30 sur 176 · LES LÉGITIMISTES ALUÉS AD& BONAPARTISTES. IM · texte numérisé non relu

LES LÉGITIMISTES ALUÉS AD& BONAPARTISTES. IM

n'ayant {m» d'eofoot^ où tiiMiTer un rejeton du trono bourbonien? Sur ht branche usurpntrioe d'Orléanai sur k branche de Naples, d'Espagne ou de Parme? La greffo risquait fort de ne pas preaMlre. Ne fafaùtHl pas mieux sa rallier tout de suite à la dynastie des Aonaparfa?

La majorité du parti l^itimiste se prononça pour Taffirmatife et se rapprocha dn gouTemement du S dé* œmhre. S'il y eut de notaUes exceptions^ si des hommes d'honneur continuèrent à défendre les opioions royalistes dans la presse^, si d^autres refusèrent le serment oomme maires ou membres de conseil générai; le plus grand nombre des légitimistes se laissèrent aller à accepter presque tous les postes admiaistratifii de TEmpire. Ses Bsmabies soUicilëreDt les honneurs de la candidature afficieUe au corps législatif ; grands décentralisateurs en sppareiice, mais au fond connaissant les avantagés de b centralisation et sachant la faire fonctionner à leur profit^ ils peuplèreat, grâce à Tâppui du pouvoir, les ooosefls géoéraux, les conseils d'arrondisBements et les conseils municipaux.

Le sénat faillit compromettre cependant la bonne intdligence entre les légitimistes et les bonapartistes en crétabfissant» l'Empire* Ce verbe r&abUr employé par les auteurs dn sénatua^xmsulle du & novembre 1853, semblait reléguer les règnes de Louis XYIO et deCharlesX au rang des fitits puremrat révohitionnaires. La démis^ sîon de M. Audrsn de Kerdrel» comme député, montra combien œlte expressioB blessait la conscience de cer* Uûns légitimistes hésitants. « S'il ne s'agissait, dit-il, dans une lettre adressée au président du corps légis^ latif^ que de contribuer htoement à la confection des

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lois de mon pays, je verrais ce que j'aurais à faire; mais appelé à proclamer TEmpire, je n^hésite plus et je donae ma démission. » Le Président de la République, dans son discours d'acceptation du trône, calma ces scrupules en proclamant la solidarité des r^nes. La démission de M. Audren de Kerdrel ne fut point imitée; le gros du parti resta fidèle à l'alliance conclue avec l'Empire. Un homme qui s'imaginait avoir une grande situation politique parce qu'il portait un grand nom, M. de la Rochejacquelein, crut justifier son entrée au sénat en déclarant dans une brochure qu'il ne voulait pas contribuer à une nouvelle usurpation orléaniste, et que ne pouvant arriver à la monarchie traditionnelle, il se rattachait à l'Empire en restant légitimiste. Lorsqu'on vit paraître sur une liste de sénateurs les trois noms de MM. de la Hochejacquelein, de Mouchy et de Pastoret, le Constitutionnel eut beau dire que ces trois noms représentaient l'alliance de la France féodale et chevaleresque avec l'esprit moderne, la réconciliation du passé avec l'avenir, l'opinion publique ne vit rien de chevaleresque dans cette triste défection.

La bonne harmonie existant entre le parti l^itimiste et le gouvernement rendait ce dernier plus sensible aux attaques des royalistes dissidents qui, retranchés der*rière les journaux étrangers, dirigeaient contre lui des attaques incessantes. Impossible d'atteindre les journaux belges, suisses ou anglais, mais rien de plus facile que de mettre la main sur leurs correspondants firançab. Le gouvernement commença par épurer la domesticité du château et par casser aux gages une dizaine d'individus employés soupçonnés d'indiscrétion. Le Moniteur publia

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