RI3PTURE DE LA FUSION
réeoneiliaiioa accom|^e entre nous il y a quatre ans. Ce rétablisscflnent de nos rapports politiques et de famille^ en même temps qu'il plaisait à mon cœur, semblait à ma raison un gage de salut pour la France, et une des plus fermes garanties de son avenir.
> Pdot justifier mon espérance, pour rendre notre union efficace et digne tout ensemble, il ne fallait que deux choses qui étaient bien faciles : rester de part et d'autre également convaincus de la nécessité d'être unis, nous vouer une confiance inébranlable en nos mutuels sentiments.
» Je n'ai pas douté de votfe dévouement au principe monarchique. Personne ne peut mettre en doute mon attachement à la France, mon Kspect de sa gloire, mon désir de sa grandeur et de sa liberté ; ma sympathique reconnaissance est acquise à ce qui s'est fait pour elle, à toutes les époques, de bon, d'utile et de grand. Ainsi que je n'ai cessé de le dire, j'ai toujours cru et je crois toujours à l'inopportunité de régler dès aiqourd'hui et avant le moment où l'obéissance nous en imposerait le devoir, des questions que résoudront les intérêts et les vœux de notre patrie. Ce n'est pas loin de la France et sans la France que l'on pourra disposer d'elle.
> Je n'en conserve pas moins la conviction profonde que c'est dans Tunion de notre maison et dans les efforts communs des défenseurs des iulitutiottt monarGhiquM que la France tfouvera un jour son salut ^ les plm douloureuses épreuves n'ébranleront pas ma foi. »
La fusion était rompue par celui des princes d'Orléans qui s^en était montré jusqu'alors le plus chaud partisan. Quelques fusiobnistes persévérèrent dans leur foi, mais le parti de la fusion créé dans l'intention d'unir les forces de Torléanisme et de la légitimité ne servait qu'à les diviser davantage. Les légitimistes militants et les orléanistes étaient donc, encore moins que les républicains, en mesure de faire obstacle à la marche de l'Empire appuyé sur l'armée, sur le clergé et sur la grande majorité du parti légitimiste lui-même.