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M. Guizot s'est toujoui's montré ardent à empêcher cet accord. Des hommes politiques dont le dévouement à la monarchie de Juillet n'était pas douteux proposëreut de la faire sanctionner à son origine par le suffrage universel. M. Guizot et ses amis crièrent à la révolution, et Tère du quasi-droit divin fut inaugurée. Cependant quand les diverses fractions du parti monarchique, réunies en 1849 sous le nom de grand parti de Tordre, rappelèrent leurs anciens chefs sous les drapeaux, M. Guizot, seul, fut mis à la retraite la veille de la bataille. Représentant des opinions conservatrices, sans avoir été le représentant du parti conservateur, ce n'était pas sa chute en 1848 qui le rendait inutile à son parti, mais son passé tout entier, ou pour mieux dire lui-môme. N'admettant ni l'élection, ni le droit divin, faisant résulter le droit d'un contrat conclu en dehors de la souveraineté du peuple et de l'hérédité, entre une monarchie sans sujets et une résolution sans révolutionnaires, M. Guizot, las d'offrir à la France un dogme dont il était Tunique créateur et le dernier adepte, avait fini, en désespoir de cause, par se réunir à la fusion. L'Académie étant le seul lieu où il pût faire de la politique et exercer encore une certaine influence, il se mêlait beaucoup des élections : celle de M. de Falloux fut son œuvre.
La presse démocratique protesta contre cette élection, comme si les destinées de la liberté dépendaient du voie de TAcadémie ; c'était s'exagérer singulièrement son importance. Le spectacle de la salle du palais des Quatre- Nations s'ouvrant pour recevoir la portion de la sociélé française fidèle encore à la littérature, à Thistoire, à la philosophie, à toutes les nobles études que la société de