MORT DE LA DUCHESSE D'ORLÉANS. A
dit-elle. M. Gueneau de Mussy, déjà troublé, éluda la question et reprit : « Et vous, madame , comment vous trouvez-vous? — Mais pas mal : j'ai élé bien souvent ainsi... Je voudrais me reposer. »
M. Gueneau de Mussy, retiré dans la pièce voisine, écrivait des billets pour donner des nouvelles de la malade. Le silence était si profond, qu'une amie, restée près de la porle, fut traversée d'un affreux pressentiment. « Il me semble qu'on est bien silencieux ici, » dit-elle à M. de Mussy. n rentra dans la chambre de la princesse, jeta un regard sur elle, et sortit en levant les bras au cieK Le passage d'une vie à l'autre avait été si doux, que les deux femmes restées près de son lit, les yeux fixés sur elle, n'avaient pas aperçu une altération dans ses traits, un changement dans sa physionomie ; seulement son visdge, sur lequel était revenue la jeunesse presque enfantine, avait pris une blancheur plus mate. La tolérance de l'évèque catholique permit de la déposer dans la chapelle de Weydbrige, entre la duchesse de Nemours et Louis- Philippe. Elle demande dans son testament de reposer, plus tard, dans la chapelle mortuaire de Dreux auprès de son mari (1 ).
(i) Madame la duchesse d'Orléans»