COMMENCEMENT DE LA GUERRE D'ITAUE
SOHMAIAK. — ' Situation monde de l'Empire. — Il est obligé de faire qudqw chose, — Il se décide à faire la guerre. — Il hésite entre une guerre en faveur de la Pologne et une guerre en faveur de l'Italie. — Cause de son irrésolution. — Il se décide pour la guerre italienne. — La Sardaigneet ritalie. — M. de Cavour. — Il est mandé à Plombières. — La récepUonda i«' janvier. — Marioge du prince Napoléon avec la princesse de Savoie. — Discours de l'Empereur à l'ouverture de la session législative. — Commeot Paris et la France apprennent qu'une nouvelle guerre est probable. ^ Discussion au Corps législatif sur la guerre. — Proposition de M. Jules Brame. — Proposition de M. Krnest Picard. — Situation de l'Italie. — Lei duchés. — Naples. — Le muratisme. — Le gouvernement cherche à tromper l'opidion publique sur le maintien de la paix. — Note du Moniteur. — Le Congrès. — Alarmes de M. de Cavour. — Préparatifs de guerre. — Formation de l'armée. — L'opinion publique et la guerre. — L'Impératrice est déclarée régente. — Ultimatum de l'Autriche. — Départ de l'Empereur pour l'armée. — Premières opérations militaires. — Combat de Montebello, de Palestre et de Turbigo. — Bataille de Magenta.*- Entrée des Français à Milan.
L'Empire, maître de Tadministration, du budget, de Tarmée, du clergé, du Corps législatif et du Sénat, arbitre souverain de la presse, armé d'une loi qui lui permettait d'envoyer à volonté ses ennemis à Cayenne ou à Lambessa, n'avait jamais paru si fort, en apparence et plus assuré de sa durée. En réalité, il était toujours aussi inquiet du lendemain et toujours aussi tourment de l'impuissance de vivre par lui-même. Il se sentait encore une fois acculé à la nécessité de faire quelque chose pour secouer la France de ce silence mystérieux, de ce calme menaçant qui est le résultat et en même temps TefiFroi de la tyrannie. Ce quelque chose c'était la guerre.