‹ Histoire du Séminaire de St. Hyacinthe [microforme] :Chapitre 5 sur 9 · PU ET EU CPP PT ET RS LT RSR · texte numérisé non relu

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exprimer avec sincérité de l'estime et de l'amitié: sentiments, qu'eux-mêmes aussi éprouvaient à son égard,

M. GUERTIN.

Il paraît qu'on n'enseignait pas en ce temps la philosophie de St, Thomas.

M. RICHARD

Les doctrines philosophiques du Docteur Angélique étaient alors tout-à-fait inconnues. Nous entendions bien parler de lui comme d’un grand théologien ; nous ne connaissions sa Somme que de nom. Nous n’avions pas même de livre pour l'étude de la Philosophie; nous avions des cahiers en partie faits par nos professeurs ; ce qui était un grand travail pour eux, et pour nous aussi qui étions obligés de les copier. Depuis on s’est servi de la Philc:ophie de Mgr. Bouvier, qui est très méthodique, inais passablement cartésienne.

M. DUCHARME

Quant j'ai fait ma Philosophie, nous avions pour auteur les /stitutiones Philosophice du vénérable M. Demers, du Séminaire de Québec; cet ouvrage est très clair, enrichi de notes précieuses; dans un seul volume, il comprend la Logique, la Métaphysique et la Morale, Il ne traite pas toutes les questions métaphysiques, abstraites, que renferment les livres d’aujourd’hui que l’on appelle cependant Eléments de Philosophie; on n’y trouve point au reste les doctrines de St. Thomas, ce qui l’a fait abandonner plus tard. M. Demers dans son travail se montre partisan des idées de M. de Bonald, en rejetant le système de l'Abbé de Lamennais qui venait d’être condamné.

M. LANGEVIN

Est-ce que la doctrine du Traditionalisme dont M. de Bonald est le Père n'a pas subi aussi une condamnation ?

M. DUCHARME

Non—le Traditionalisme est combattu par un très grand nombre d'auteurs, mais il n’a pas été condamné ; on a tenté d'amener contre lui une censure au Concile du Vatican ; on n’a pas réussi, Au reste ce système n'est pas entendu de la même manière par ceux qui s’en occupent ; il a peut-être aussi subi quelque modification de la part de ses défenseurs. Le plus ardent et le plus constant de ceux-ci, M. Bonnetty a toujours prétendu que ses adversaires le défiguraient pour le combattre, et il s’est plaint de ce qu'ils ne tenaient jamais compte de ses réclamations contre ce qu’il appelait leur faux exposé de ses idées.

M. NORMANDIN

Vous savez sans doute que ce savant si distingué est mort il y a quelques mois.

M. DUCHARME

Non, je ne l'avais pas appris.

M. NORMANDIN

Quoiqu'on puisse penser de ses idées philosophiques, il est peu d'hommes qui aient rendu plus de services à la science et à la religion. Ses Awnales de Philosophie Chrétienne sont un recueil d’une incomparable érudition : là toutes les découvertes de la science sont mises à profit à l'avantage de la foi catholique. Je ne sais si l’on peut citer un autre exemple d'un travail aussi assidu, et d’une persévérance aussi constante à la même œuvre. La publication dont je parle forme 98 volumes in 8 © et la moitié au moins des articles qui la composent ont été écrits par M.Bonnetty lui-même. Ses études sur l'antiquité païenne rendent à jamais impossible l'admiration si aveugle accordée à ses philosophes et à ses poëtes sous le rapport moral, et sont propres même à nous faire donner une appréciation moins favorable

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:à leur mérite littéraire. M. Bonnetty est décédé à l’âge de 80 ans, et peu de moments après avoir reçu la bénédiction du Pape si justement méritée par ses longs et utiles travaux pour la défense de la religion. Il est mort pour ainsi dire les armes à la main, car il avait encore fourni un article à la dernière livraison -des Annales, qui avait paru peu auparavant.

M. LANGEVIN

Nous connaissons M. Bonnetty de renom. Dans son voyage en Europe, M. le Supérieur avait été introduit auprès de lui par une lettre de l'Abbé ‘Gerbet, alors à Rome, et depuis Evêque de Perpignan. T1 l'avait vu plusieurs fois, et depuis son retour il a correspondu avec lui, Il y a trois ans, M. le Préfet des Etudes, recommandé par M. le Supérieur, alla visiter cet homme illustre; il en fut accueilli avec la plus grande bienveillance ; il fut étonné de l'activité et de l’ardeur qu'il conservait encore malgré son âge. M. Ouellette eut occasion de rencontrer chez lui plusieurs des notabilités catholiques, et d'entendre sur de

hautes questions philosophiques des entretiens qui ont été pour lui d’un bien vif intérêt. — Au reste nous avons à la bibliothèque la collection complète des Awrnales de M. Bonnetty.

M. VALIN,

Les examens de 1833 n'ont pas été célèbres seulement par la discussion avec M. Odelin qu'ils ont provoquée ; il s’y est passé un autre fait qui produisit dans le temps une certaine sensation, On y avait répété, en l’abrégeant, le fameux procès de l'Ecole libre, à la Chambre des Pairs en France, où Montalembert et Lacordaire firent ces discours qui commen- -cèrent avec tant d'éclat leur carrière oratoire. Le but de cette reproduction était de former les élèves à la -déclamation, et de faire connaître au public cette discussion si intéressante par l'importance de la question ‘qui y était traitée, et parles chefs-d'œuvre d’éloquence

qui s’y firent entendre, On sait que dès lors en: France, quoique avec moins d'acharnement qu'aujourd’hui, un gouvernement qui se disait issu de la liberté, voulait par un acte du plus injuste despotisme, s'arro-. ger le privilége exclusif d'enseigner les lettres, condamnant ainsi les intelligences à subir l'esclavage doctrinal qu’il leur imposerait. Les défenseurs des droits de la religion et de la famille invoquaient au soutien de leur cause les principes libéraux, au nom desquels venait de s'accomplir la Révolution de 1830..

Notre pays était alors livré aux grandes agitations politiques qui ont amené les troubles de 37. Le gouvernement était mal vu de la généralité de nos concitoyens ; les partis opposés étaient désignés sous le nom de bureaucrates et de patriotes ; il y avait déjà une grande agitation dans les esprits; et le langage,. ainsi que les procédés, n'étaient pas toujours empreints. de modération. Le gouverneur d'alors était Lord Aylmer. Il passait la belle saison à Sorel, qu'on appelait en ce temps William Henry. Il avait exprimé: le désir d'assister à la distribution des prix du Collége.. Si mes souvenirs ne me trompent pas, Mgr. Lartigue, alors administrateur du diocèse de Montréal, l'aurait invité, ou fait inviter à cette fête littéraire.

La chose causa un peu d’embarras dans l'institution. Il était trop tard pour qu'on pût substituer une autre discussion au plaidoyer du procès de l'Ecole libre queles élèves avaient appris, et à la déclamation duquel ils étaient exercés. D'un autre côté on pouvait. craindre, vu les querelles politiques du temps, que les. idées libérales exprimées dans ces discours ne fussent désagréables au gouverneur. Puisqu’on l'avait invité, il était du devoir le plus rigoureux d'éviter tout ce qui pouvait le blesser. Voilà pourquoi, dans un dis-cours préliminaire, il fut dit que l’on faisait des réserves. quant aux idées exprimées par les défenseurs de la. liberté d'enseignement, et qu’en reproduisant leurs. discours on avait eu particulièrement en vue de faireadmirer leur beauté littéraire; ce qui au. reste était: vrai,

Lord Aylmer fut reçu avec respect. On lui présenta une adresse exprimant une vive gratitude pour l'honneur que sa présence faisait à la maison en cette circonstance, et la loyauté à l'égard du Souverain qu’il représentait. Elle se terminait par ces mots dont la forme mythologique serait loin d’être employée aujourd'hui: ‘“ Puisse, dans ce modeste asile des muses, Apollon inspirer des génies assez sublimes pour chanter à la postérité la gloire de l'antique et moderne Albion.” Cette adresse avait été composée par M. Prince, le directeur.

M. RICHARD

Il se produisit à la séance un incident propre à blesser Lord Aylmer. Un des membres de la Chambre d'Assemblée les plus opposés à la politique gouvernementale assistait à ces examens. En interrogeant sur l’histoire du Canada, il trouva moyen de faire une observation qui, sans être directe, était clairement, et j'ajouterai, intentionnellement, une improbation d’un acte de l'administration. Je dois dire que, quoique l'assemblée se composât en grande majorité de patriotes, cette inconvenance déplut et produisit un sentiment pénible, Le gouverneur n'eut pas l'air de la remarquer. Après la distribution des prix, il ne dit et ne fit rien qui indiquât du mécontentement, et il remercia poliment le directeur de l’accueil qu'on lui avait fait. Mais la chose n’en resta pas là; elle eut à subir les relations inexactes et les commentaires compromettants des gazettes. L'une d’elle inséra une correspondance d’un assistant réel ou prétendu aux examens disant que lorsque Lord A vlmer avait fait son entrée dans la maison, on avait poussé ces cris : À bas les bureaucrates, qu'une boune leçon lui avait été donriée parles plaidoyers qu’on lui avait fait entendre, et qu’il avait dû se convaincre de son impopularité par ce qui s'était dit ou fait à son égard.

Je ne me souviens pas s: ces assertions impudentes furent contredites. On rapporte que Lord Aylmer,

par suite de cet écrit et de rapports malveillants pour la maison, conçut alors à son égard un mécontentement qu'il n'avait pas paru sentir auparavant,

M. DUCHARME

Le Collége a acquis depuis cette ‘nue une réputation de patriotisme qui l’a rendu } aire: ce qui a pu y contribuer c'est la réception faite à l'Honorable Louis Joseph Papineau l’une des années subséquentes au fait dont vous venez de parler. Le célèbre orateur de la chambre était alors dans toute sa popularité. Il venait souvent à St, Hyacinthe à cause de ses relations avec la famille seigneuriale, 11 témoigna la confiance qu'il reposait dans l'éducation donnée en ce Collége en y faisant instruire ses trois enfants, Plusieurs fois il avait assisté aux examens publics, ce qui était considéré comme un honneur vû la haute position qu'il occupait. Il avait usé de son influence toute puissante à la Chambre pour faire accorder une allocation à l'institution, À ces titres M. Prinre crut devoir l'inviter à une visite en quelque sortr icielle à la maison, Il fut reçu solennellement ; 1 présenta une adresse courte, mais flatteuse ; tout naturellement un congé dut s'en suivre, Cet acte ne fut pas approuvé par tout le monde, vu qu'il y avait des élèves appartenant au parti politique opposé à celui dont M. Papineau était le chef. Aux observations qui lui furent faites, le Directeur répondit qu'il avait voulu rendre hommage à cet homme distingué, non comme étant à la tête de l'opposition au gouvernement, mais comme Président de l’Assemblée Législative,et comme ayant servi les intérêts de la maison, M. Papineau, forcé plus tard de s’expatrier, laissa sa bibliothèque au Collége. Les œuvres des écrivains du 18e siècle y étaient en plus grand nombre que celles des Saints Pères. Mais il s’y trouvait d'excellents ouvrages classiques dont les professeurs purent se servir avec avantage. L’ex-Orateur, malgré qu'il sût que ses opinions fussent loin d'être partagées dans la maison, est venu toutefois faire visite à ses directeurs jusque dans ses dernières années.

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M. RICHARD

On a dit que, par suite du mécontentement qu'il avait éprouvé, Lord Aylmer avait mis obstacle à l'octroi de l'acte d’incorporation du Séminaire de St. Hyacinthe, demandé par Mgr.Lartigue. Cela ne me paraît pas exact.

Cet acte passé dans le parlement provincial avait été réservé à la sanction royale, le 3 Avril 1833.Cette sanction fut donnée le 15 Août 1834, et Lord Aylmer la proclama le 7 Janvier 1835.

La corporation formée par cet acte avait pour nom légal : “ Corporation du Séminaire de St, Hyacinthe d'Yamaska.” Elle se composait du plus haut dignitaire ecclésiastique du district de Montréal, du Directeur de l'institution, du Curé de St. Hyacinthe, et des deux prêtres les plus anciennement résidents dans le Séminaire, Le 18 Mars 1835 la corporation fut. constituée. Ses membres étaient Mgr, Lartigue, M. Prince, Directeur du Séminaire, M. Crevier, Curé de St. Hyacinthe et Messieurs Raymond et Joseph La- Rocque, professeurs au Séminaire. Le 19 Octobre de la même année, la corporation adopta les règles particulières qui devaient les régir. Mgr. Lartigue que M. Girouard avait fait son légataire universel, remit à la corporation toute la succession du fondateur, qui en biens meubles et immeubles, comme le constate l’acte d'incorporation, était estimée à la valeur approximative de près de deux cents mille francs.

M. NORMANDIN

L'érection de l’Evêché de St, Hyacinthe a nécessairement fait subir une modification à l'acte d’incorporation de 1835. Aussi un amendement a été fait par la législature provinciale en 1853. Il porte que la Corporation du Séminaire se composera de l'Evêque de St. Hyacinthe, du Supérieur du Séminaire, de deux prêtres ou ecclésiastiques enseignant la Philosophie ou les Belles-Lettres et des ecclésiastiques qui seraient agrégés à l'avenir au Séminaire,

M. DUCHARME

L'incorporation du Séminaire lui permit de recevoir des legs, < premier prêtre qui ait fait un don à cette institution est M. Kimber, ancien Curé de Verchères, mort en 1832 ; la somme qw'il a laissée était de mille francs ; elle n’a été remise qu'un certain nombre d'années plus tard par M. Comte, procureur du Séminaire de Montréal, qui en était le dépositaire. M. Grenier mort Curé de Varennes en 1834, a laissé à la maison environ 4,600 piastres, pour être employées 2 à payer des pensions ou des païties de pension à de pauvres jeunes gens de talents, marquant des dispositions à l’état ecclésiastique, Comme le péminaire n'était pas encore incorporé, Mgr. Bourget, alors secrétaire de Mgr.Lartigue,était le dépositaire de cette somme; il l’a remise au Séminaire à la fin de 1835. Cette même année la maison hérita de la succession de M. Chevrefils, Curé de St. Constant, qui consistait ei deux rentes constituées dont l’ensemble se montait a environ 3,400 piastres, et en sa bibliothèque composée de 700 volumes, presque tous d’une grande valeur, parmi lesquels se trouvaient de magnifiques éditions de classiques ; ce digne prêtre était un des ° membres les plus instruits du clergé. Ni lui, ni les autres Messieurs que j'ai nommés n'avait eu de rapports avec les membres de la maison; ils n’ont été " portés aux dons qu'ils ont faits que par le désir de promouvoir les intérêts de l'éducation relicieuse et littéraire dont ils sentaient le développement nécessaire au pays.

M. VALIN,

C'est encore cette année que le Séminaire a hérité

de l'un de ses plus insignes bienfaiteurs, le vénérable

M. Déguise, Vicaire-Général, décédé à Varennes,dont

il avait été longtemps le Curé, C'était un amiintime

de M. Girouard. Il avait fait depuis longtemps l’ac-

quisition d'une terre de valeur dans la paroisse de Ste. il Rosalie, et il la lui avait donnée, Par son testament,

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«qui confirmait cette donation, il a légué à la maison, en divers constituts, 5,400 piastres dont la moitié devait être appliquée en bourses pour les élèves aspirant à l’état ecclésiastique, et de plus une magnifique propriété, laissée en possession à son successeur à la cure de Varennes, mais dont, à la mort de celui-ci, la valeur des deux tiers devait retourner au Séminaire, lequel en retire annuellement la rente de huit mille piastres. Aussi le portrait de ce prêtre si dévoué à l'éducation est-il conservé respectueusement dans la maison à côté de celui de son fondateur.

Il faut aussi rappeler le don de Mme, Veuve Lafontaine, auparavant de la ville des Trois-Rivières, mais en dernier lieu demeurant à St. Hyacinthe où elle est décédée chez M. le Curé Crevier, son parent. Elle a laissé au Séminaire des rentes constituées au montant de 1,400 piastres.

M. GUERTIN.

Nous conservons la mémoire de ces libéralités qui sont souvent rappelées dans la maison; les noms de ces généreux bienfaiteurs gardés par la reconnaissance y sont préservés de l'oubli ; tous les mois une messe basse est dite, et tous les ans un service est chanté pour le repos de leurs âmes.

M. RICHARD

J'ai entendu dire aux ecclésiastiques de mon temps que M. Paquin,mort Curé de Blairfindie en 1832, leur avait légué sa bibliothèque. C'est une bonne œuvre que de laisser ainsi aux jeunes lévites des livres qui commencent le fonds de leur bibliothèque à euxmêmes, et qui fait garder leur souvenir avec gratitude,

M. DUCHARME

Oui, c'est grâce à ce souvenir que j'ai pu savoir que M. Paquin était un très digne prêtre, ami intime de Mgr. Lartigue, distingué comme prédicateur et par ses reparties spirituelles,

M, VALIN

Plus tard d’autres Curés ont aussi laissé’leurs bibli:.

othèques aux ecclésiastiques du Séminaire, entre & autres M. le Grand-Vicaire Demers, et M. Cusson, Curé de St. Antoine.

M. GUERT'N.

Permettez-moi de vous faire revenir un peu en arrière, en vous priant de nommer les : ofesseurs depuis l’année scolaire commençant en Octobre 1830.

M. RICHARD

Cette année, il n’y eut point de classe de Philosophie : les élèves qui auraient du faire leurs Mathématiques étaient trop peu nombreux pour qu'on püût leur Jonner un professeur : ils avaient terminé leurs cours par la classe de Philosophie morale ; quelques-uns d’entre eux avaient pris l'habit ecclésiastique et enseignaient dans la maison. M. Désaulniers était à Georgetown, M. Raymond faisait la Rhétorique, M. Joseph LakRocque, les Belles-Lettres, M. Elie Lévèque la Versification, les autres classes avaient pour professeur M. Brouillet, depuis Grand-Vicaire de Mgr. l'Evêque de Nesqualy, M. Bourassa mort Curé de St. Martin en 1851, M. Archambault, Curé actuel de St. Hugues, M. Sylvestre, mort Curé de St. Marcel

hu en 1867, M. Grant, de la Nouvelle-Ecosse ; ce monsieur a enseigné l'anglais pendant plusieurs années : il est retourné dans son diocèse ou il a exercé le ministère sacerdotal ; il est mort il n’y a pas très longtemps. Il y avait encore en cette époque M. Schneider, ecclésiastique allemand ; depuis, pendant bien: des années, il a desservi la mission de Goderich dans. le Haut-Canada. ‘Il n'a “té qu'une année en ce collége, et il lui a conservé un attachement qu'il a prouvé par une visite toute récente où il manifestait la plus vive joie de revoir d'anciens confrères et: d'anciens élèves,

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