LIVRE VII
Mais rtinpHlsion doBOée par les Bradèm avilt
entraîné les GermaîDs , qai couraient am armes de toutes parts. ViBÛâofi se Mte de les prévenir : repous* ^aMl lea attaques deauM» ëil PatereaiiM» et provo^ quàiit toës les astrea , il ae couvrit de gloire dans cette seconde campagne.
Les Germaiiis , dont une longue paix avait rétabli $ ii. lea fensa»^ Airent plnaîrritée qa'abatius par ces rêvera. Leurs grande préparatifs pour la campagne suivante alarmèrent Auguste , el telle avait été Tespérance de Tibère. Il obtint pour Viuicîus rérectîon d'uo moMment et les ornements triomi^aux , et partit pour le remplacer en Germanie , revêtu de la puissance pi oconsulaire.
 la nouvelle de sa procbaine arrivée dans cette amée du Rbin oft II s'était conservé de nombreux partisans , les soldats firent éclater leurs transports. Depuis*soa départ ils usaient leurs jours dans des Iravwx et des succès obscurs , commaaidés pur des f ènè- ' raux sans crédit, qui ne pouvaient tenter de vastes «itreprises y ni accorder de grandes récompenses. Le fis d'Auguste s'offrait à leurs regards dam tout Téclat de sa puissance pour les conduire à la g\oke et à la Ibrtune. Dans la revue générale qui avait été ordonnée » ils le saluèrent par d unanilaes acelamalions; Us lui rappelaient qu'ils avaient servi sous ses ordm dans les guerres de l lllvi ie , dans les Gaules , au delà du KhiUt et, montrant les décorations qu ils avaient reçaes y sollicitaient les occasions d'en obtenir de plus glorieuses.
Le cousui Sentlus Saturninus ai i ivait comme lieutenant de Tibère, ^ous l'avons vu exercer avec dis*» tinction un premier consulat , et parvenir à la prési-
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doBoe de la Syrie. On admirail la variété de ses talents»
sou aclivité , sa vigilance , son ascendant sur les soldats, qu'il soutenait par son exemple dans les fatigues de la guerre » dont il gagnait la confiance par son habileté à en maîtriser les hasards. Il abusait ensalte avec excès de ses loisirs et de ses richesses , mais saus les souiller par la débauche ; au sein même des vo« loptés , il faisait encore admirer sa magnificence et sa politesse. Fidèle partisan de Livie , il lui devait ce second consulat, dont il exerçait les ionctions, lorsqu'il avait suivi son fils dans la Germanie.
Tibère , qui devait se vanter un jour d'avoir obtenu plus de succès contre les Germains par la politique que par les armes ^ agita bieotèt ^ par ses négociations, tonte la Crermanie. Plusieurs des chefs prêtaient loreille à ses offres secrètes ; d'autres ne songeaient qu a lutter contre les rivaux qu'il leur suscitait. Tous les préparatifii avaient été entravés par ces divisions lorsqu'il ouvrit la campagne. Les Bructéres , abandonnés à eux-mêmes , se bâtèrent de solliciter la paix. Les peuples voisms n'opposèrent pas une pins longue résistance , et Tannée , traversant le Weser , arriva sur le territoire des Chérusques.
Ces peuples étaient les plus animés contre les &omains , et auraient pu obtenir de puissants secours de la ligue des Suèves ; mais leur chef était secrètement gagné. Ségesie , qui devait ce rang à sa haute stature el à sa bravoure , et qui s'y était maintenu par ses intrigues , avait accepté les offres de Tibère. U fit valoir la puissance des Romains et les dangers dune lutte ' inégale. Autorisé à négocier un traité d'alliance ^ il obtint des conditions honorables pour les GhérusqueSy et , pour lui-même , le droit de cité romaine. Son fils
LIVRË VII.
Sigismond fut naiiimê au saeoniocc des Ubieus , di» Sniië fort enviée chez les Germains.
La guerre eût po être terminée dans cette eampagne , mais Tibère avait conçu de plus vastes desseins : il prolongea son séjour chez les Chérusques , pour envoyer au loin ses émissaires. Repassant ensoile le Weser, il ramena son armée dans le voisinage des sources de la Lippe , et, la laissant sous les ordres de SeiHius, il reprit la route de Rome(l).
Tibère reparaissait enfin avec éclat dans ces mm $ 19. où il était rentré naguère sombre et humilié de sa longue disgrâce ; la satisfaction de s'être rouvert, après tant d'années» le chemin de la gloire, donnait à ses discours et à ses manières une aménité qui lui récon* ciliait Topinion des citoyens. 11 eut bienlôtà s'applaudir du succès des mesures prises par sa mère pour seconder sa haine contre Agrippa Posthume.
La perle de ce dernier fils da Julie était en elTet préparée, La même cérémonie qui signala l éclatante fiatveur de ses deux frères avait annoncé sa disgrâce. Quand on Tavait vu revêtir la robe virile sans aucune solennité, tous ceux qu attirait auprès de lui sa faveur naissante s'étaient éloignés Les faux amis dont Tenlourait sa marAtre Tavaient depuis dominé sans parlajre ; ils achevaient de l ahrutir par l'excès du vin et par d'infâmes débauches; iis provoquaient l'exprèssiott de ses ressentiments contre Auguste » et même contre Livie , qui voulait ainsi prévenir les soupçons ; les invectives qu iis lui inspiraient étaient ensuite envenimées dans leurs perfides délations.
Augusle avait espéré ramener ce jeune liomme par
(1) Schutcn, HIsl Westph.. lib 1. — Dion, LV, 11, et Sopt. de Meretti. - Paterc, II, 105. - Tacil., Ann. U, sn.
un premier lèmoigDage de m tondrette , el n'atteD-
dait , pour lui en donner de nouvelles preuves, que de le voir manifeiter les iieureu$es disposilions que sa corrupiiOD précoce lut paniiisaH seuleavoir èlooffèes. H fat révolté de son obstination dans ses désordres et de son ingratitude. L'an 758 de Rome » et peu de temps «après que Gînna eut pris possession avec Mes* sala de celte nafistratore suprême qui rappelait la saj?esse de Livie , Auguste sâlîstit à rambilion de son épouse par la veogea&ee exercée contre Agrippa Posthume. 11 révoqua son adoption et Tesila à Surrentum , sur les côtes de la Campanie , où des agents, qu'il croyait iidéles , devaient surveiller toutes ses démarches.
Tibère partit bientôt après, empressé d'exécuter les
projets dont il avait conçu le plan el préparé le succès dans Tannée précédente. Son camp avait déjà été porté sur la rive droite du Weser. Il détacha Sentins pour attaquer les Lombards , peuple voisin des Ghérusques. Avec le reste de Tarniée , il traversa V^lbe , dont il c6toya les rives, et, soumettant à son alliance les peuples isolés qui se trouvaient sur son passage , il parvint au pays des Cauqucs.
Les Cauques occupaient un vaste territoire qui s'appuyait sur remlnmehure de l Ëlbe , et s'étendait an loin sur les c6tesde la mer du Nord. Distingués par leur amour pour la Justice des autn s nations de la Germanie , ils ne s'étaient pas moins signalés par leur bravoure. Mais ils ne purent résister à la fortune de Tibère et à la discipline des légions romaines. Après avoir perdu la fleur de leur jeunesse, ils oûrirent leurs soumissions.
Tibère les reçut sur un tribunal élevé , entouré de