‹ Histoire du siècle d'Auguste et de l'établissement de l'empire RomaineChapitre 114 sur 160 · ANS DB ROMS · texte numérisé non relu

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Livleavait pieioement affermi Mm influence en con^ $ i-* somiiiaul la ruine d'Agrippa Posthume. Elle exerçait désormais par son époux , eile se croyait pius certaine encore d'exercer un jour par son fils te pouvoir suprême; elle avait accuuipli les projets, d'ahord téméraires 9 qui Favaient^ enliardie à tant de perfides manœuvres, qui t'avaient poussée à de si criminels « attentats.

La politique habile que lui inspirait celte ambition sans liornes, unique et ardente passion de sa vie entière 9 s'était manifestée dès le temps de son mariage avec Auguste. Elle le provoqua par la séduction, et parvint toutefois à accréditer i opinion que son consentement au divorce avec son premier époux était l'effet de la contrainte. Le Jour même où elle fût couduite dans la maison d'Auguste, on raconta qu'un aigle planant au'^dessus du jardin où elle conversait , entourée de ses familiers, venait de laisser tomber sur ses genoux une poule blauche qui portait au bec une branche de laurier. jQe présage , déclaré par ies aruspices le signe d'une prospérité éclatante pour sa nouvelle famille , fit une vive impression sur l'esprit su*

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perelitieux «TAugaste. Elle avait dépai» maifitenu son

ascendant par les séducttona toujours nauvelles de sa noble et inubiie physionomie, par la finesse et les grâees de son esprit » par les lomières de sa raison exquise. Inaccessible aux faiblesses et consommée dans les artifices de son sexe, elle avait revêtu pour le public tous les dehors d une austère matrone , elle avait emprunté le manège d'ane impudique courtisane envers son époux.

Livie avait aussi obtenu de puissants moyens de crédit par le grand nombre et par linfluenoe de ses partisans. Nous Tavons vue former jusque dans les pioviiires les plus reculées de Tempire de secrètes intelii^'ences. \ii\e les avait surtout étendues dans 1 armée, dont les cbefs tes plus éminents devaient leurs honneurs à sa protection On a cité parmi eux Sentius Saturninus, nnn moins distingué par ses talents que par son illustre naissance; Sulpitius Quirinus, qui avait relevé par son dévouement et par ses exj)loils la bassesse de son origine. On ignore les titres d OUion , chevalier romain » à 1 affection de Livie. On sait seulement qu'elle fit élever chez elle son fils , qui obtint ensuite d'éminentes dignités, et qui prépara par cette illustration un successeur à la faniilh^ s Césars. D'autres soins, pour leur ouvrir une brillante carrière , avaient attaché à sa ft»rtune les fils de ses partisans. On remarqne leurs noms parmi les jeunes favoris qui avaient suivi Gains César à Tarmée d'Orient; le fils d'un consulahre qu'Auguste affectionnait , de Gensorinua; le fils de Domitius , qui provoqua ensuile par ses attentats la disgrâce de son père; le fils de Séjan, qui devait ensuite lui être associé comme préfet du prétoire.

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