‹ Histoire du siècle d'Auguste et de l'établissement de l'empire RomaineChapitre 119 sur 160 · LIVRE VIII · texte numérisé non relu

LIVRE VIII

il vola les grands jeux du Cirque , vœu ^ienncl » et réservé de tout temps pour les plus grandes nécessités

de Tétat Dion attribue cette démarche à sa rondes- . cendance pour les superslîtioos du peuple. Mais luimême n'en était pas exempt, et ce n^étaît pas lorsqu'il était glacé par Tège, et abaltu par de si cuisants ennuis, qu il aurait pu surmonter de telles faiblesses (1).

Auguste annonça ensuite son intention de diriger en j personne la seconde campagne contre llllyrie, où trois armées dcvaienl agir séparément sons ses m tires. Plusieurs des légions de la Paunouie lurent détachées sur la Dalmatie , et Germaoicus , qui approchait du terme de sa questure, partit avec des renforts pour en prendre le commandement. Les autres légions, guidées par Tibère , devaient couvrir la Pannonic. Cécina Sèvéros fitt mis à la téte de larmée de Mœsie, qtiii de nouvelles eohorlos, aiiienées par Plautiiis Sylvanus« portèrent à cinq légions. L'an 760 deKome, sous le consulat de Nerva et de Silanus, Auguste se rendit avec les principaux membres du sénatà Rimini, et envoya ses instructions aux trois généraux , pour commencer les hostilités.

fîermanicus avait Tordre de retenir Balon dans la Da liiatie et de Vy coruballre. Il le pressa vivement , et « l'ayant atteint sur les frontières voisines de la Dalmatie 9 il disposa lattaque pour le lendemain. Ne trouvant plus alors que des corps de troupes légères , qui se dispersèrent dans les délilés, il se mil à poursuivre Bâton , et avait enfin retrouvé ses traces dans le voisinage de la Ltburnie ; mais alors des corps nombreux de Déciates et de Mazœens lui barrèreut le

(1) Pion « LV. — Paterc. . Il , 110 et suiv. — Suél. , Tib. , -16 et 19. - Pttne« III, Si. ~ Spart. In llad.

A}iO Sm.LU D AUGUSTE.

passage. Uétluil à les tuiuballrtî dans ( (^s lieux escarpé» et dîfliciles, (jermaoicusoe parvint à leëfioomeitre qu'après une longue résistance. Il revint contre les Daim.iles dont i! <l(Sola le territoire; mais leur général poursuivait ailleurs des opéralious plus décisive^ pour le succès de la campagne.

Bâton avait effectué sa jonction avec rarmée dtt chef des Breuces et traversé ensuite la Save fort audessus de Sciscia. Dérobant leur marche à la faveur de leurs secrètes intelligences , les deux généraux atteignirent un pays couvert , (l.uis le voisinage des marais Yolcéens, qui couvraient le camp de Cécina 5événis. Le proprèteur de la Meesie venait dVn sortir et s'avançait dans une pleine sécurité; il se voit tout à coup enveloppé par les deux années ennemies qui

. dispersent ses troupes auxiliaires. Sa cavalerie Ihraee, quoique nombreuse et aguerrie, est bientôt conirainle à abandonner le champ de bataille. Ses légions opposent une plus longue résistance; mais leurs flancs étaient dégarnis^ et une atlaque aussi brusque avait répandu le désordre dans leurs rangs ; elles se dé* bandent enfin et regagneul leur camp par une course précipitée. La honte de s'y voir poursuivies ranime leur courage , Gécina les rallie eu arrière des retranchements, soutient TelTort de Tennemi, et, par une sorlie vigoureuse » le contraint à la retraite. Mais son préfet du camp et ses plus braves otiiciers avaient péri dans cette désastreuse journée; il fut contraint de ramener dans I intérieur de sa province ses troupes afFalblies et découragées.

Les généraux ennemis n'avaient pas été moinsèpuîsés par niic aussi sanglante victoire; ils oc i opèrent

' une forte position , peu éloignée de Sirmiuni , atten-

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