‹ Histoire du siècle d'Auguste et de l'établissement de l'empire RomaineChapitre 121 sur 160 · LIVRE Vlll · texte numérisé non relu

LIVRE Vlll

et s'autorisa de la nécessité de les entretenir pour M p» s'èloigaer cet hiver de la Pannoniei

Les dtspofitioos qall aTilt ebtemm ^ar la tèm^

pagne sui vaille, venaient , au surplus , de laiTranchir de toute coneurrence. Il avait fait rappeler à Rome Germanlens , et donner le oommandement de Tarniée de Dalniatieà son lieutenant, Plaulius Sylvanus. CécinaSévérus, vieux soldat»s'était attaché à sa fortune, et avait ainsi obtenu de conserver , sous ses ordres^ le eommandement de rarmée de Messie.

Toutefois Auguste annonçait le dessein de revenir Tannée suivante à Rimini. Mais il autorisait ce reste de sorveillalice du soin des approvisionnements dé Tannée, et accordait à Tibère de pleins pouvoirs pour toutes les opérations de la guerre. Une seule mesure décelait encore ses ombrages; Sentius Satuminus avait conservé Jusqu'alors le commandement des légions du Rhin , comme lieutenant de Tibère . il fut rappelé à Rome : Varus , ancien ami de Mécène , et président de la Syrie, fut nommé proconsul dé la Germanie (1).

Tibère dissimula ses ressentiments, satisfait d a voir § g. recouvré la direction de la guerre dlllyrie , assuré de 'iàî. confirmer son ascendant par le succès de ses Intrignes. Leurs effets ne (ardèrent pas à se manifester ; dès les premiers jours de lan 7G1 de Rome, où furent con* snls Gamillus et Nonnins, laPannonieétaltenfea, par les querelles suscitées entre ses générant. Bâton, chef des Ikeuces , irrité de s'être vu sacritier à la rivalité de Pionés , avait prêté roreiile à de secrètes oo<^ vertures. Il réunit le corps de troupes (jui était resté

(I) Dioo, LV.— PA(«rc.» II, 110.

00^0 ses ordres , se fait proclamer roi des Breuces , et ordonne d'arrèler Pinaès, qn'il envole à Tibère chargé de chaînes. Les Breuces indignés se soulèvent : il dissipe les rassenibleaients , occupe les forteresses , «xîge leS'Otages des viiles, et fait de nonvelles levées ' pour soutenir cette téméraire entreprise.

Mais Bâton le Daîniate, accouru avec des forces supérieures , a bieolùi dispersé son armée et le poursuit avee tant éà vigueur quit le réduit à s'enfermer dans une forteresse. Pratiquant alors les soldats de la garnison, il obtient que leur général lui soit livrée le fait juger par son armée , et l'envoie au suppHee. Il parcourt aussitôt la Pannonie pour apaiser les dîvl* sions et organiser sa défense. Taudis qu'il s'épuisait ainsi en vains eûbrts pour ranimer les courages abat* lus, ii se volt menacé par tes deux armées ennemies. Sylvanus, après avoir soumis les Breuces , épuisés par une lutte récente, s'avançait pour Tattaquer, et Tibère manœuvrait sur ses derrières pour le forcer à combattre. Il se hâte de regagner les frontières de la Dalmatie.

Tibère aurait pu le couper dans sa retraite, et paraissait assuré de la victoire ; mais il ne voulait pas terminer si promptement la guerre. Laissant Bâton se fortifier dans la Dalmatie, il profita du découragement des Pannoniens pour les amener à solliciter la paix. Les conditions qu'il prescrivit furent peu rigoureuses; alléguant qu il ne voulait pas les pousser a une résistance désespérée , il leur laissait des forces ([ui pouvaient les rendre de nouveau redoutables.

L'armée de Sylvanus fut alors établie en quartiers d hiver dans la Liburnie , avec ordre de tout disposer pour envahir au printemps la Dalmatie. Tibère ra-

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