‹ Histoire du siècle d'Auguste et de l'établissement de l'empire RomaineChapitre 123 sur 160 · LIVRE VIII · texte numérisé non relu

LIVRE VIII

joindre son armée dêuê la Dalœalie ; les soldais ûreni éclater leurs transports : un grand nomlm aTaienl

servi sous Drusus , plusieurs des anciens officiers avaient appris Tari de la guerre à l école du père d'Àgrippine.

. Le dépit de Tibère acheva de s'exalter par eel en-*

Ihouslasme; ii ne pouvait consentir à s'éloigner de hciscia , et s'y trouvait encore au premier janvier de Tan 762 de Rome , lorsque Sulpitios et PoppOMsn entrèrent en possession de la souveraine magistrature. Coolrainl enûn de céder à des ordres plus pressants ^ il arriva » vers la fin de février , hors de TeB*ceinte de Rome. Il y fut reçu par Auguste, qui le revêtit de la robe Uiomphale , et ceignit son front d une couronne de laurier. Lq sénat en corps était rassemblé sous les portiques des parcs Jules ; tous dem y prirent séance entre les consuls , et saluèrent Je peuple qui répondit par de bruyantes acciaiuations. Suivis ensuite d'une foule immense « ils allèrent dans les temples offrir des actions de grâces aux dieux.

Auguste avait iiivilé les consuls à doniier des jeux pour solenniser les fêtes que le sénat avait décrétée» en rhonneur du vainqueur de Tlllyrie. Nous avona vu que les chevaliers romains le pressèrent alors dV broger la loi Julia sur le mai iage, et le pi ovoquèrent ainsi à faire adopter les lois Pappiennes. Il ne se mon* ira pas plus favorable aux instances de Tibère , qui sollicitait l autorisaliou uc retourner en Paunouie; il alléguait que des lieutenant^ suffisaient pour la contenir, qu'il ne pouvait plus se passer d'un second qui le soulageât dans les soins du gouvernement. Ses re* gants inquiets se portaient cependant sur la Dalniatie, et sollicitaient les succès qui devaient 1 autoriser à

Di

maDîlBBter plus ouveriemaol ses prëféreDces pour le jeune rival du fils de LIvie.

Mais la politique astucieuse de Tibère devail entraver cessucc'èà. Il avail abuâè des ménagcmeDts d Auguste pour retenir dans son armée les officiers les plus distingoès ; il avait même conservé son ascendant sur les ofliciers de Tarmée de Dalmatie, en faisant envisager son retour à Rome comme Teffet de sa bienveillance pour son fils adopti(, à qui il avait fait accorder celte facile oceasiun de se signaler, qu'il dirigerait par ses conseils et dont il serait toujours prêt à venir réparer les erreurs. Ceux qui lui étaient plus InHmemènt dévoués avalent reçu Tordre secret d'exciter les mépris du jeune prince pour ce général des Daimates » abandonné par ses ailiéâ , dont le pays était épuisé par les pertes communes , et qui ne pouvait aspirer qu à retarder sa défaite. Insinuation perfide , car Bâton avait ramené les plus intrépides des Illyriens que leurs revers même avaient aguerris 11 était suivi de ce grand nombre de transfuges que lui avaient attirés ses premiers suceès. En éloignant de la Dalmatie le tbéàtre des bostiiités , il y avait conservé cette Jeunesse belliqueuse qui accourait alors en foule sous ses drapeaux.

Germauicus était entretenu dans sa présomption par les fuites simulées de son adversaire. Des marches rapides pour l'atteindre et les nombreuses escortes qu'exigeait la dëiense de ses convois épuisaient son armée. Toutefois, la diificuité des chemins, et Taudace des ennemis qui voltigeaient sur ses flancs » Texposérent souvent à uianquer de vivres, la disette et des luttes meurtrières au passage des délilés avaient déjà fort éclairci ses rangs , lorsqu'il crut enfin avoir ré-

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