‹ Histoire du siècle d'Auguste et de l'établissement de l'empire RomaineChapitre 125 sur 160 · LIVRE Vfll · texte numérisé non relu

LIVRE Vfll

IrèMnacqvte par leurs brigaDdagee. Il parui Meolèl dans le camp h la téte de ses légions, chargées de

butin et trîompli.niles.

Tibère leur prodigua ies récompenses , et , secondé par leur exemple, ramena les légions de la Dalmalie aux habitudes d'une sévère discipline. Pour confirmer cette léronne par leur mélange , il (ortaa une nouvelle dîTision en trais arasées. A la tèle de celle qall conserva sons ses ordres , 11 ouvrit la eampegne aux premiers beaux jouis de Tan 7G3 de Rome, sous le consulat de JJoiabeiia et de Silanus. Germanicus, devoDU son lieulenant , el Vtblus PosUmmus , nommé proprëtenr de la Dalmatle , eommandaient soos lui. Tandis qu'il pressait vivement 13a Lon , les lieulenants de ce général » attaqués par Lépidus et par Sylvaniis^ s*efforçaient de prolonger lenr défense en évitant une action généraie. Mais lous deu\ éc houèrent dans cette difficile manœuvre ; atteints et coupés dans leur cetraite , ils furent complètement défaits.

Tibère avait trouvé dans Bâton un plus habile adversaire y qui disparaissait après des combats toujours meurtriers t et ne laissait d'autres traces de sa fuite que les débris des convois qu*il lui avait enlevés. Ses légions étaient fort affaiblies par leurs pertes et par leurs taligues, torsqu il l'atteignit enlin dans le voisinage d'Ândetrium , ville peu éloignée de Salone. Il s'empura d*ttne position qui séparait son camp de la ville, el donna ses ordres pour l'attaquer le lendemain. Ayant alors trouvé le camp abandonné » il forma le siège d'Andetrium.

Bâton reproduisait les manœuvres déjà employées avec succès contre Germanicus. Comptant sur la force de cette place , bien approvisionnée et défendue par

une nombreuse garnison , il se tenait reiranehé dans

lesdéûlés presque inexpugnables dont elle était en- *vironDée. Dans ses fréquentes attaques de nuit, il réussit plus d'une fois à incendier les machines des assiégeants et à détruire leurs ouvrages. Il mettait surtout sa confiance dans ses efforts ^ presque toujours ftieureux , pour intercepter leurs convois , et il les vit bientôt menacés de toutes les horreurs de la famine.

Tibère ne pouvait éluder plus longtemps sa retraite; mais il en apercevait les diilicuUés » et quelles ne seraient pas les conséquences d'un revers? Lesucoèa même avait ses dangers , et ne servirait qu'à prolonger une lutte déjà si fatale à sa renommée. Ces craintes trop fondées triomphèrent de sa fierté » tant de fois indomptable ; il engagea avec le chef des Dalmates cette négociation que Dion a passée sons silence, mais qui nous est attestée par le véridique buétone.

Bâton , dont les talents et Taudace avalent pu seuls

amener une telle issue , ne se laisait pas illusion sur le terme de sa résistance, et ne voulait pas rendre implacable un ennemi trop assuré de la victoire. Après avoir conclu un traité secret , il retira les troupes qui ç:ardaieuL les défilés et rentra a leur tête dans Ande- Irium.

$ la. Des transports de rage éclatèrent dans rassemblée 763. lorsqu'il proposa d'accepter les engagements convenus avec Tibère. Insulté par des reprocbes outrageants , menacé pour sa trahison y il disparaît à la faveur du tumulte, court se cacher dans une maison voisine des remparts , et sort de la ville à l'entrée de la nuit.

A la nouvelle de son évasion , les Dalmates sérient en masse par toutes les portes de la ville , culbutent les postes avancés, et, quoique forcés de regagner

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