‹ Histoire du siècle d'Auguste et de l'établissement de l'empire RomaineChapitre 135 sur 160 · LIVRE IX · texte numérisé non relu

LIVRE IX

maiiis s'y rèaDissalenl sous ses ordres ; des renforts

étaient dirigés sur les présides, toutes les mesures étaient prises sur la rL\e droite du Rhin pour une vigaoreuse défense. On fut instruit plus tard qn'il s'était approprié I argent et les bagages laissés dans son camp par les légions de Varus. Digne neveu de son générai y sa coupable avidité avait terni l'éclat de sa glorieuse retraite.

Arminius avait perdu le moment favorablé pour l'accabler; trop enivré peut-être de ses succès et trop occupé de les célébrer. Mais il parait aussi que cette marche hardie à travers des pays où les Romains n'avaient établi ni d( s chaussées ni des postes fortifiés déjouait toutes ses prévisions; car il^ avait pris d ailleurs de promptes mesures pour recueillir les fruits de sa yictoîre. Dés le même jour, des détachements avaieul été dirigés sur les forts établis par les Romains dans Tintérieur de la Germanie. Les chefs des garnissons imitaient la confiance aveugle de leur général : tous furent surprise! ensevelis sous les ruines des fort» avec leurs soldats. Cœdélius , qui couiniandail dans le fort d'Atison, était seul sur ses gardes; il brava tous les efforts des assaillant». Arminius accourut avec un puissant secours, et , profitant de l'ardeur qu'inspirait son arrivée, voulut diriger en personne une attaque générale. Kepoussé avec une grande perte des siens , il le» ramena tellement découragés qu il ne put même obtenir de tenter un nouvel assaut. Voyant ensuite que la plupart se débandaient , habitués à quitter les drapeaux aux approches de I hiver, oa désirant mettre en sûreté leur butin , Arminius fut rejoindre les autres chefs , après avoir chargé son lieutenant de tenir cette place étroitement bloquée..

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O blocus s'était prolongé pendant doux mois et jusqu'à la An de décembre. Cœdétius, abandonaë à lui-même daoBUD pays ennemi , isommençeit à manquer de Tivm. Des émissaires d^Asprènas , trompant entin la vigilance des assiégeants, pénétrèrent dans le fort. Ils informèrent le général que la ligne du Rhin était en défense; que les Gaulois» ébranlés dalMird par tes succès d'Arminius , confirmés ensuite dans leur ([délité par sa retraite , avaient envoyé des renforts considérables d'hommes , de chevaux et de munitions de guerre ; que les chemins étaient pleinement raffermis par les gelées. Enhardi parées nouvelles, Cœdétius protite d'une nuit obscure , s'ouvre un passage à travers les lignes des assiégeants , et se dirige sur niedesBataveSy où il parvient sans avoir éprouvé aucun échec.

Celte retraite audacieuse , dit Paterculus , prouve assea que Ton ne peut attribuer une si déplorable catastrophe qu'au seul Varus. Ses légions s'étaient même

placées au pifMiiiei rang par leur expérience dans la guerre et la supériorité de leur discipline ; mais ces soldats d'élite , engagés par la témérité de leur chef dans de perfides embûches , n'eurent pas même dans leur misère i occasion de rendre leur chute glorieuse. Des prodiges de bravwre furent ensevelis avec eux dans les forêts et les marécages , et leur constance, dans ces inévitables dangers un servit qu'à rendie plus farouche la haine de leurs barbares vainqueurs. 10. Tibère venait de terminer à Rome les préparatifs de la guerre qu'il allait entreprendre pour les venger< Peu de jours après que son lieuleuaiU Lépiduseut pris avec Taurus possession du consulat , il procéda en son nom et en celui de Drusus à la dédicace du temple

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