‹ Histoire du siècle d'Auguste et de l'établissement de l'empire RomaineChapitre 148 sur 160 · LIVRE IX · texte numérisé non relu

LIVRE IX

exprimèrent sa furieuse et bizarre audace ; ceux que Claade autorisa de «qd n m participèrent de cette iosemiliilité stupide qui en faisait le jouet de ses af«

franchis et de ses épouses. Ni ron se distingua d'eux par ia froide atrocité d'un scélérat que ses caprices aangalnaires et ses parricides avalent réduit à chercher des (MiioLions d.ins les Hammes qui dévoraient les édifices de Rome et les cadavres vivants de ses allées. Mais la dynastie des Césars fut tonjours guidée par la même politique ; la même ànie , celle de Tibère parut toujours ranimer ju^qn au moûient où les excès de Néron la conduisirent à sa ruine, et où elle fut renversée avec le dernier et le plus cruel de ces monstres dont Fenfantement avait semblé une nécessité de sa nature.

Cette uniformité dans la marche du gouvernement, ae. qui semble inconciliable avec les caractères si divers et si capricieux des successeurs d*Aoguste , ne peut pas's'expliquei par Tinfluence des courtisans et par rivresse d'un pouvoir sans bornes. Nous reconnaitrons avec le traducteur de Tacite qu'elle eut son principe dans les institutions do fondateur de l'empire , qui tendaient à faire de ses successeurs autant de Tibères.

On a exprimé par un mot heureux l'influence contraire des deux époques de la vie d'Auguste. Il avait fait tant de mal aux hommes, qu'il n'aurait jamais dû naître ; il leur ht ensuite tant de bien , qu'il n'aurait jamais dû mourir. Cette opposition de la sagesse du prince à la perversité du triumvir pourrait également être observée entre l'administration et les institutions d'Auguste. Tandis que les peuples qu'il gouvernait étaient comblés de prospérités ^ ses institutions préparaient aux générations futures les plus cruelles infortunes.

SlËGUB B'AUaLST£.

On ne peut pas ju<;er de ce» instilutioos pnr une prétendue loi royale qui n a Jamais mvUé dans l'iipagiiuaioo 4e TrilMMiieD. Mai» il m iwUi m imhh neiit aoUmlif ue daiw le démi qui Ait rendu par le sèuat , [)our sanctionner rëleclion de Vespasien et reiHHivelpr m taveur iaaeQnfniOàOiiaqeAttgoate evaii obteeues. Le préroffeliyedo prineeestdéBi^ et HmI*

lée dans ce sénatus-cunsuUe : il n'avait vc^u ni le droit de faire de« lois, ni une dispense générale .dyes loi» t mai» Beolenest la lUapeiue de quelqiiea lois , ee vertu de décrets spéciem de sénat. séeet eserfeit droits des comices pour la législation et T élection aux magistratures; il promailait seulement de s'écar* ter des réglas ordieaifes poar les caadidalsi|ui sereienc présentés par le prince.

Le prince avait donc seulement obtenu la puissance e^i^uUve , qu'il exerfaii sur les soldats en vertu du prénom Simperator, sur les citoyens sous le titre de puissance tribuuilienne- Il s attribuait le prénom (ïmiperaiot' comme héréditaire , et décerné par le sénat eu descendents naturels et adoptib de Jalee€éser; et Tibère avait prétendu le transmettre à son petite fils. Mais le préfet Macron le fit accorder à Caliguia , et les armées imitèrent bientôt ^tle usurpation des prétoriens : on peut même aautenir arec fondement qu'Auguste l'avait préparée; car il affectait de confondre le surnom avec le prénom d impe/ ator y et ce

surnom avait élé fréquemment déféré par les soldats avant rétablissement de Tempire.

A Tégard de la puissance tribunitienne , le sénat Tavait toi^ours accordée , et le prince ne lui eontesn tait pas cette prérogative ; quoique proclamé impcraloi'parlesprétorienSf il aspirait à obtenir la puissaBoe

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