‹ Histoire du siècle d'Auguste et de l'établissement de l'empire RomaineChapitre 18 sur 160 · LIVRE I · texte numérisé non relu

LIVRE I

fe vânlait d'aifoir anéanti ce peuple Intrépide par une

campagne si désastreuse. Mais , tandis qu il céitbi ait à Rome le triomphe qu elte lui avait mérité, les Canlabiés attaquaient avec farenr les Vaocceens , qui lui avatent Iburnl des secours , et tes auraient accablés , si le lieutenant du iiroconsiil n'était pas arrivé à temps pour leur arracher la victoire. C était la nouvelle de cet audacieux Boaléveinent qm avait décidé Auguste à partir pour Tarra^onc. Il signala l'importance de cette guerre par 1 oiiverture des portes du temple de Janua; pennadé, dltOrose^que le fruit de tout le sang versé par les Rottiabis en Espagne serait perdu, s il n'obtenait pas la soumission des Cantabres.

11 était dans Tarragone au V janvier de l'an 7âft de ilonie, et y prit possession de son huitième consulat , tandis que Taurus , son collègue , recevait a Rome les rênes du gouvernement , des mains d'Agrippa. Des forces considérables avaient été réunies dans un camp formé sous Tarragone pour la guerre , qui fut entreprise celle année même, d après les récits de Dion , quoique cette historien en ait igourné Touveriure à rannée suivante.

Auguste ouvrit la eampagne par la prise de Ségisama , peu éloignée des sources de l'Èbre , place forte , que les Cantabres ne surent pas défendre , et qui devait être le centre de ses opérattons. Partageant ensuite son armée en trois divisions , il s avança dans les montagnes , harcelé par les Cantabres , qui pënétraîMt avec une extrême agilité à travers ses flancs , lorsqu'ils les voyaient rompus par les aspérités du terrain , et qui se dispersaient avec la même promptitude. Ses légionnaires s épuisaient dans ces combats nMwtricars aans cesse renouvelés ; des rochers arldeSi

retardaient leur marche et leur rendaient les ardeurs d*un soleil brûlant intotérables; la disette des vîTre»

achevait de les rebuter. Sa constance les souliot néanmoiûâ jusqu'à l'arrivée des approvisionnements, qu'il fit venir à grands frais de l'Aquitaine par les t^rénées, et des corps nombreux de frondeurs et d'archers , qui couvrirent les ilancs de ses divisions.

Mais, tandis qu'il ranimait ainsi les couragiBsaiMtiiis dans son armée, lui-même succombait à Texoès des fatigues et au dépit de voir se prolon^M^r cette lutte si inégale. Une maladies plus sérieuse que sesfréquMites indisiKMitionSy et qui TobUgea de se Caire transporter à Tarragone , offrit bientôt des symptômes s! graves , que le bruit de sa mort se répandit au loin et pai viut jusqu'à Rome. Les alarmes unanimes des citoyens lui prouvèrent qu*il avait rempli le plus ardent de ses vœux , et que sa conservation paraissait désormais le gage de la sécurité publique.

Sa retraite avait cependant favorisé le succès de son expédition. Les Gantabres, énorgueillls de leur résistance victorieuse à l'empereur en personne , ne montrèrent que du mépris pour Antistius son lieutenant , et ce vieux guerrier s'ètant retiré , avec une crainte afTectée , sous Tabri de ses retrancbements , ils se précipitèrent pour les forcer. Mis en dérouie par une vigoureuse sortie des légions , ils se rallièrent et dîs^ putèrenl longtemps la victoire. Réduits enfin à un petit nombre de braves, ils se débandèrent pour chercher un asile sur le mont Yindius. Antistius les ùi cerner par des postes fortifiés , les dompta par la famipc et les reçut à discrétion. Il porta ensuite le ravage dans ces contrées presque désertes , dont les infortunés habitants s'étaient réfugiés dans des lieux

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